14 "urbanisme"

17 fév 2010

Les associations de l'Agglomération s'organisent et appellent au débat

Ccasaao-01 
Dénonçant le manque de concertation, les décisions hâtives de mise en chantier, les "oublis" de la vocation d'agglomération sur certains projets, le rôle non reconnu du rôle des association, 10 associations** viennent de former un collectif : le Comité de Coordination des Association de Sauvegarde et d'Aménagement de l'Agglomération Orléanaise.

Elles appellent tous les habitants de l'agglomération orléanaise à une grande réunion publique pour faire le point sur les différents projets en cours : Trémie Jaures, Zac des Carmes, Eco-quartier des Groues, Tramway Marie Stuart, Ile Arrault. Quels enjeux pour l'urbanisme de l'Agglomération d'Orléans ?

Mercredi 24 février à 20h30,
Salle des chats ferrés
à Orléans

Info à faire circuler !

** Association de Défense et d'Aménagement des Quartiers Ouest d'Orléans - Groupe d'Action Municipale d'Olivet - Ligue contre la violence routière - Association des Habitants d'Orléans La Source - Association Pôle Nord - Loiret Calme - Association Aux Carmes Citoyens - Association de Défense et d'Aménagement de Quartiers St Marc, St Vincent - Association de Défense des Habitants du Quartier Gare - Association de Défense de l'Ile Arrault

13 oct 2009

Tramaturgie : les projets de tramway à Orléans


Voici une analyse envoyée par un habitant du quartier Carmes

Voici pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de se rendre sur la Place de Gaulle pour une présentation de Cléo sous igloo, une vidéo qui vous présentera la simulation de la seconde ligne de tram Cléo.

J'ai, pour ma part, réalisé quelques captures, plus particulièrement de la partie Croix-Morin / Carmes et j'en ai fait la lecture suivante :




Image 9 La voiture grise sur la droite, vient d'être doublée par le tram sur la gauche alors qu'elle est en droit de s'engager sur la voie du tramway puisque le site est, à partir de ce moment là, en mixte partagé voiture / tram.

Cette option est dangereuse et occasionnera des ralentissements pour le tramway en raison des encombrements de voitures aux heures de pointe.

Image 8 Cette voiture vient de couper, sans aucune autre signalisation, les voies de tramway pour rejoindre la rue Porte St Jean.

Là encore c'est dangereux, surtout que ici, place Croix Morin (on remarquera que la croix a été redescendue au centre de la place pour faire plaisir à l'Architecte des Bâtiments de France, mais soyons sûrs que cela ne l'attendrira pas pour laisser élargir la rue des Carmes!)
la place doit être piétonnière (s'il y a un piéton, la voiture s'arrête et la tramway rentre dedans) avec les passages de voitures en plein milieu !! Gare à vos fesses.

Image 10 Ici on est au niveau de la boutique "Suite Numéro 3", dont nous saluons la présence et la qualité de ce qui y est proposé, au débouché de la rue des Carmes vers la place de Gaulle, sur le trottoir sud.

Et là, contre toute attente, alors que nous sommes dans la partie élargie, à l'image de ce que la mairie veut faire de la partie étroite, l'espace est piétonnier, sans voitures alors qu'il est roulant avec voitures dans la partie la plus étroite, c'est du grand n'importe quoi !!

Image 11Le débouché de la rue des Carmes, la place de Gaulle piétonnière, le maire s'interroge encore sur quoi la rue des Carmes piétonnière pourrait déboucher, ben..... sur une place piétonnière !!!

Image 12Je vous laisse observer sur la droite un arbre du début du quaternaire, de plus de 40 m de haut, qui sera planté dans les prochains jours !!

La ville d'Orléans a les moyens et rien ne l'arrêtera pour nous faire rêver !

 

 

Plus sérieusement et en noir et blanc, un extrait de la République du Centre du 29 septembre qui faisait remarquer que l'étude d'une voie unique alternée rue des Carmes (qui éviterait voitures partageant la voie de tramway, avec seulement 2m de trottoirs serait la bienvenue) doit rester au centre de la problématique du collectif tramway qui n'a de cesse de défendre l'efficacité d'un tramway en site propre.

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***

Pour publier vos textes sur ruedescarmes.com, envoyez un mail à migteix@yahoo.com
 

 

30 sep 2009

Déclaration de Frédéric Mitterand au sujet des conflits "maires contre ABF"

Discours de Frédéric Mitterand pour l’installation de la Commission de réflexion, de concertation et de proposition relative aux Zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP)*** 28 septembre 2009

Messieurs les sénateurs, Messieurs les députés,
Madame l’adjointe au Maire,
Mesdames, Messieurs,

 Depuis quelques mois et même davantage, l'avis conforme de l'architecte des bâtiments de France (ABF) dans les Zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) a fait l'objet de controverses récurrentes et passionnées.

 On reproche parfois à ces fonctionnaires de mon ministère de pratiquer une sorte de « coup d’Etat permanent », si je puis dire. On leur fait grief d'exercer, seuls, un pouvoir personnel, souvent mal compris, mal perçu. Les conditions de recours face à leurs avis sont souvent ressenties comme lentes et compliquées.

 Les exigences de conservation et de valorisation du patrimoine paraissent entrer en contradiction avec le développement économique. Certains y voient une entrave à l’économie du tourisme, d’autres un obstacle à l’exigence de développement durable, etc.
 Ce sont toutes ces raisons, exprimées de longue date et qui n’avaient peut être pas donné lieu à un dialogue suffisamment nourri entre le Gouvernement et les assemblées parlementaires, qu’est intervenue la suppression de l’avis conforme de l’Architecte des Bâtiments de France en ZPPAUP par la toute récente loi du 3 août 2009, dans son article 9.

 Force est toutefois de constater que le débat reste vif puisque le Sénat, le 18 septembre dernier, a rétabli l’avis conforme en adoptant un amendement en ce sens au projet de loi Grenelle II

 A mon sens, ces allers-retours et ces tiraillements, sont moins l’expression de divergences politiques ou politiciennes entre les deux chambres, que la manifestation de deux exigences simultanées qu’il est de notre devoir de concilier :
o 1) d’une part, les malentendus et l’insuffisance du dialogue dont je viens de faire état vis-à-vis de l’avis conforme ;
o 2) de l’autre, l’attachement passionné des Français à notre patrimoine, que révèle, par exemple, le succès constant des Journées européennes du Patrimoine. Or, toutes choses égales par ailleurs, chacun sait le rôle que l’avis conforme a pu jouer, depuis un quart de siècle, dans la conservation et la valorisation de notre patrimoine.

  Aussi, le débat me semble plutôt porter, dans le fond, sur les modalités d’intervention des ABF que sur le principe même de cette intervention.

 Je voudrais affirmer que les exigences légitimes d’efficacité économique, touristique en particulier mais pas seulement, et de développement durable d’un côté, de patrimoine de l’autre, n’entrent pas nécessairement en contradiction, bien heureusement, et je pense que tout le monde en est convaincu.

 Le patrimoine et la création, se rangent parmi nos grands atouts pour l'attractivité de notre territoire : ils contribuent au développement économique des régions et des départements, tout en satisfaisant aux objectifs du développement durable. « Durables » est d’ailleurs un terme qui leur correspond bien. « j’ai construit », disait le poète latin Horace, « un monument plus durable / plus pérenne que l’airain ».

 C’est pourquoi je tiens à redire mon soutien à mes équipes sur le terrain. La mise en valeur du patrimoine et l'ambition architecturale comptent parmi les grandes missions de mon Ministère.

 Il est important de rappeler que le dispositif des ZPPAUP repose sur un pacte fondateur original entre la commune et l’Etat. L’initiative de la création des ZPPAUP vient des communes, qui délibèrent sur leur principe et sur leur périmètre. Les services de l’Etat (notamment les ABF) contribuent à la rédaction de leur règlement, qui est soumis à l’accord du préfet.

 Il y a actuellement environ 650 ZPPAUP créées et 200 en cours de création, à l’initiative, je le rappelle, des communes.

 Cet outil de protection – et je voudrais, si vous en êtes d'accord, qu'ensemble ici, tout de suite, nous cessions de parler de protection et que nous adoptions le terme de VALORISATION – donc, cet outil de valorisation du patrimoine et d’aménagement urbain imaginé en 1983, sous l'inspiration d'Yves DAUGE, ici présent, est maintenant bien connu sur l'ensemble du territoire.

 Pour autant, nous ne serons pas les tenants d’une position défensive ou d’un quelconque statu quo. Ce que nous devons aujourd'hui reconsidérer ensemble, ce sont les modalités de modernisation de la mise en œuvre de ce pacte, afin d’en garantir la nouvelle légitimité. Il nous faut, tous ensemble, les adapter aux évolutions et aux besoins de la collectivité et surtout les partager pour la bonne compréhension et l'adhésion des citoyens à nos objectifs de qualité.

 C’est la raison pour laquelle j'ai souhaité que cette commission soit mise en place et que sa composition soit représentative des différents acteurs qui interviennent sur nos territoires et sur le terrain : nos parlementaires, nos élus locaux, les grandes associations du patrimoine, l’association nationale des ABF, ou encore d'architectes libéraux, afin que notre architecture non seulement passée, mais aussi actuelle et à venir soit bien prise en compte et mise en lumière. Des représentants du ministère de l’écologie enfin, puisque ce dossier est largement interministériel et que les lois Grenelle I et Grenelle II fournissent le cadre du présent débat.

 Nous sommes réunis ici pour lancer une réflexion ouverte et sereine sur l'ensemble du dispositif des ZPPAUP : une réflexion qui pourra aller jusqu’à la modification de l’onomastique pleine de poésie de cet acronyme engageant !

 Nous tirerons un enseignement des bonnes et mauvaises pratiques que vous avez pu constater, tant de la part des Services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP) que des responsables de l'urbanisme des collectivités.

 Je suis convaincu que c’est n’est que tous ensemble autour de la table que nous trouverons des solutions qui permettront de donner une nouvelle dynamique à ce partenariat original entre l'État et les communes.

 Nous avons, vous le savez, un temps assez court pour mener cette réflexion : les propositions de notre commission devront être prêtes pour être discutées en commission à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire pour la mi-novembre.

 J'ai chargé Thierry TUOT, Conseiller d'Etat, d'être le rapporteur général de nos travaux, dont le secrétariat sera assuré par la direction de l'architecture et du patrimoine.

 Je vous remercie de votre attention et du travail partagé, d’intérêt plus que général, que vous mènerez au sein de cette commission.

29 sep 2009

Commision pour rénover les relations entre l'état et les collectivités en ZPPAUP

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication,installe ce lundi 28 septembre une commission dont les propositions doivent permettre de rénover les relations entre l'État et les collectivités territoriales dans les zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP).

Frédéric Mitterrand, conscient de la nécessité d’adapter la réglementation et la répartition des rôles respectifs de l’État et des collectivités territoriales aux enjeux les plus contemporains de la protection et de la mise en valeur du patrimoine et des territoires, a chargé Thierry Tuot, conseiller d’État, d’être le rapporteur de la commission qui servira de cadre aux échanges entre toutes les parties prenantes.

Présidée par le Ministre, cette commission sera également composée :
- de trois députés ;
- de trois sénateurs ;
- d’un représentant de l’Association des maires de France ;
- d’un représentant de l’Association des maires grandes villes de France ;
- de représentants des associations de défense du patrimoine ;
- d’un représentant de l'Association nationale des architectes des Bâtiments de France ;
- d’un représentant du Conseil national de l'ordre des architectes ;
- de deux architectes conseils ;
- d’un représentant du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer
- de représentants du ministère de la Culture et de la Communication.

La commission mènera une réflexion globale sur les objectifs qui doivent être assignés aux ZPPAUP pour en faire des outils de valorisation plus efficaces du patrimoine et des territoires, grâce à une collaboration plus étroite et plus équilibrée entre l'État et les acteurs locaux. Les propositions qu’elle formulera permettront de s’engager dans une nouvelle dynamique partagée de la politique de l'architecture et du patrimoine dans ces zones.

Le ministre souhaite que la commission rende ses conclusions au milieu du mois de novembre prochain, afin que les préconisations qu’elle formulera puissent être prises en compte, s’il y a lieu, dans le cadre du processus d’adoption du projet de loi portant engagement national pour l’environnement, dit « Grenelle II ».

Voici les membres de la commission

Président
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication

Rapporteur général
Thierry Tuot, Conseiller d'État

Dominique Braye, Sénateur des Yvelines
Yves Dauge, Sénateur d'Indre-et-Loire
Ambroise Dupont, Sénateur du Calvados

Gilles d'Ettore, Député de l'Hérault
Serge Grouard, Député du Loiret
Michel Piron, Député du Maine-et-Loire

Le président de l'Association des maires de France
Le président de l'Association des maires des grandes villes de France
Le président du Conseil national de l'Ordre des architectes
Paule Albrecht, présidente de la Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France (SPPEF)
Philippe Toussaint, président des Vieilles Maisons Françaises (VMF)
Frédéric Auclair, président de l'association nationale des architectes des bâtiments de France (ANABF)
Marie-Hélène Badia, architecte-conseil auprès du ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer
Nicole Roux-Loupiac, architecte-conseil auprès du ministère de la Culture et de la Communication
Le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature, du ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer
Le directeur de l'architecture et du patrimoine, ministère de la Culture et de la Communication

Cette commission ressemble fort bien à une tentative de déminer les relations entre les maires et les ABF dans les dossiers comme la Rue des Carmes.

Serge Grouard et Olivier Carré qui ont été très actifs pour supprimer l'avis des ABF vont-ils attendre la Loi Grenelle II qui devrait apaiser les rapports avant de demander la démolition des immeubles concernés ou vont-ils passer en force ? 

On note que Serge Grouard s'est judicieusement positionné sur cette commission. Si cela lui donne un certain pouvoir sur les décisions (sur le sujet où on ne l'attendait pas vraiment), cela l'engage aussi à ne pas fausser le jeux démocratique en prenant une décision hative qui fausserait le travail de concertation du ministère....

19 sep 2009

Nuit agitée pour les défenseurs du patrimoine

La tribune de l'Art

  Chaque année, Les journées juridiques du patrimoine organisent un colloque réunissant les principales associations de défense du patrimoine et permettant un dialogue constructif avec l'administration et les élus autour de dossiers en rapport avec l'actualité.

   La douzième édition, qui se déroulait aujourd'hui 17 septembre, était largement consacrée au sort des Architectes des Bâtiments de France (ABF) et plus particulièrement à la suppression de leur avis conforme dans les Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP). Après un vote surprise lors du Grenelle I de l'environnement, le Grenelle II se penchait à nouveau sur cette question brûlante. L'article en cause était en effet examiné ce jour même au Sénat, avant de revenir devant la Chambre des Députés puis de faire l'objet d'un vote en commission mixte paritaire (qui réunit sept sénateurs et sept députés chargés de voter un texte de synthèse définitif).

   Le sénateur Yves Dauge, dans un plaidoyer particulièrement intense et passionné, a vigoureusement défendu les ZPPAUP et leur règlementation, dont l'avis conforme de l'ABF est un élément majeur, soulignant que les maires y étaient largement favorables. Il s'est dit « extrêmement choqué » par la manière dont, lors de la discussion du Grenelle I, le député-maire de Provins, Christian Jacob, avait manœuvré pour obtenir sa suppression, à une voix de majorité, lors de la Commission Mixte Paritaire. Yves Dauge a ajouté que des intérêts particuliers avait ici prévalu, puisqu'il s'agissait de permettre la construction d'un pavillon sous les remparts de Provins classés au patrimoine mondial. Ce point, connu de ceux qui se sont penchés sur ce dossier, n'avait jamais été aussi clairement dénoncé.

   Plusieurs parlementaires sont également intervenus. Le sénateur Philippe Richert, lui aussi farouche défenseur du patrimoine, a parlé dans le même sens qu'Yves Dauge. L'après-midi, trois autres sénateurs et une députée, ont laissé entrevoir qu'une issue heureuse était possible. Le premier, Dominique Braye, pourtant à l'origine plutôt favorable à la suppression, a affirmé que la commission des affaires économiques préconiserait le retour à l'avis conforme. Dominique de Legge et Ambroise Dupont, respectivement rapporteurs de la commission des lois et de celle des affaires culturelles, ont abondé dans le même sens. Tous trois ont souligné que le débat se porterait plutôt sur les modalités de recours (préfet de département ou de région, consultation ou non de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites...).
   La députée était Laure de la Raudière, qui avait été présentée par erreur comme l'auteur de l'amendement lors du vote du plan de relance, n'était en réalité que rapporteur de la loi. Peu au fait du rôle des ABF, elle a avoué qu'à l'époque elle ne pensait pas que celà provoquerait autant de remous. Elle non plus ne s'opposera pas au retour de l'avis conforme. De ces différentes interventions, on peut conclure que le Sénat votera cette mesure de bon sens, mais que rien n'était encore acquis du côté de l'Assemblée où Christian Jacob est particulièrement actif et influent (il préside la délégation à l'aménagement et au développement durable). Tout se jouera probablement en commission mixte paritaire.

   On se rappelle l'attitude de Christine Albanel, alors ministre de la Culture, qui s'était contentée en janvier 2009, lors de la première attaque contre l'avis conforme des ABF, de « prendre acte [de ce] vote par le Parlement » et d'affirmer contre toute évidence que cette mesure correspondait à « la volonté de moderniser les procédures ». Frédéric Mitterrand a souhaité au contraire prendre en charge ce dossier de manière un peu plus constructive en mettant en place une commission chargée de faire rapidement des propositions avant le vote de l'Assemblée Nationale. Comme l'a dit Alain de la Bretesche, président des Journées Juridiques du Patrimoine, « Il y a enfin un ministre de la Culture »... Même Michel Clément, l'inamovible directeur du patrimoine, a, lors de ce colloque, fait part sans ambiguïté de son souhait que l'avis conforme soit rétabli et de son soutien aux ABF. Mieux vaut tard que jamais.

   Michel Clément a par ailleurs affirmé que la mobilité des ABF était une nécessité, comme pour tout fonctionnaire, avançant que « six à sept ans » était un temps raisonnable pour un poste. On l'approuve, là encore ; le directeur du patrimoine occupe cette fonction depuis le 8 janvier 2003...

http://www.latribunedelart.com
Didier Rykner
(mis en ligne le 17 septembre 2009)

P.S. Au moment où nous publions cet article (dans la nuit du 17 au 18 septembre, à 0 h 50), le vote au Sénat de l'article 14 (celui concernant l'avis conforme) a été repoussé afin de permettre la rédaction d'un texte unique et simple prenant en compte tous les amendements proposés et d'aboutir à une position unanime. Le contenu des débats montre clairement que cet avis va être rétabli. Cependant, Dominique Braye a répété ce qu'il avait dit dans la journée, à savoir que ce vote ne traduirait qu'une position temporaire qui serait modifiée par les conclusions de la commission mise en place par le ministre puis par la commission mixte paritaire.

P.S. 2 (1 h 28) Le Sénat a voté le rétablissement de l'avis conforme ; le recours sera fait auprès du préfet de région, celui-ci aura deux mois pour répondre, s'il ne répond pas le recours sera réputé adopté... Le Commission Régionale du Patrimoine et des Sites ne sera pas consultée sur le recours (ce point, espérons-le, sera modifié lors de l'adoption définitive car cela rentre bien dans son rôle).

P.S. 3 (1 h 46) On peut s'interroger sur la portrée de deux autres amendements votés ensuite qui concernent cette fois les champs de protection des immeubles classés et les secteurs sauvegardés. Ils simplifient le recours contre la décision de l'ABF selon des modalités identiques aux ZPPAUP, en conservant cependant la consultation de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites. Le pouvoir d'évocation du ministre est supprimé dans ces deux cas, le Sénat estimant que si le ministre s'oppose au recours il peut intervenir directement auprès du préfet...

17 sep 2009

Jack Lang dénonce le «funeste projet» de Serge Grouard

Libéorléans a sorti l'info en même temps que Circé, blogueuse orléanaise.
 
A écouter vers la 9° minute de cet interview de Jack Lang
"J’aurais aimé qu’au mois de juillet (...) le parti socialiste se dresse contre cette loi infâme qui a été adoptée à l’initiative de deux députés-maires, je les cite, le maire de Provins et le maire d’Orléans qui pour protéger leurs projets funestes dans leurs villes ont fait supprimer dans une loi sur l’environnement (...) l’avis conforme de l’architecte des bâtiments de France sur les 300 zones de protection urbaine que j’avais créé moi-même en 83"
La mobilisation des élus d'opposition et des militants Orléanais aura semble-t-il attiré l'attention de l'ancien ministre de la culture sur les intentions des parlementaires qui ont poussé l'amendement anti-ABF.
 
24 heures plus tard, plusieurs articles étaient écrits sur les blogs d'Orléans, l'affaire faisait une pleine page sur La république du Centre, un long sujet sur France Bleu et un autre au 19/20 sur France 3.
 
De leur côté, les sénateurs faisaient voter (à l'unanimité moins une voix) un amendement visant à rétablir l'avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France.
 

09 sep 2009

Les riverains ne veulent pas de parking relai sous la trémie Jaures - Lettre ouverte de l'ADAQOO

Trémie Jaures Orléans Voici une lettre ouverte de l'association du quartier Madeleine à Serge Grouard, Maire d'Orléans au sujet de la trémie Jaures (en marge du quartier Carmes)

J-Luc Mirloup, président de l’ADAQOO,
(Association de Défense et d’Aménagement du Quartier Ouest d’Orléans) 

     à Monsieur le Maire d’Orléans,

  

    Le Conseil d’Administration de notre association vient de prendre connaissance de l’ordre du jour  de la prochaine séance du Conseil Municipal, ce vendredi 11 septembre 2009.

Il constate qu’un vote y est prévu en vue d’ « approuver un marché relatif à la maîtrise d’œuvre de requalification des mails – 1ère phase – pour la mise à niveau des carrefours Madeleine et Saint Jean ».

 

Dans les faits, sont prévus la démolition de l’autopont surmontant le carrefour Saint Jean ainsi que la disparition de la trémie Jaurès, remplacée par un parking souterrain de 400 places, et le report des circulations en surface.

 

Le titulaire retenu sera rémunéré 1 100 320 €. Cette 1 ère phase de travaux coûtera environ 20 000 000 €.

 

    Si notre association approuve pleinement  l’orientation consistant à requalifier les mails en vue d’en gommer les aspects disgracieux et déshumanisants,( ce qui peut se faire de diverses manières), elle désapprouve la création de ce qui sera un « parking-relais » beaucoup trop proche du centre ville, d’une part parce que la place d’un vrai parc-relais est à proximité du pont de l’Europe et non pas dans le centre, et d’autre part parce que la suppression de toute possibilité de passage inférieur et le report des circulations en surface risquent de se faire au détriment des riverains, la circulation de l’ex RN20 ne semblant pas près de baisser, en l’absence d’un report des trafics nord-sud sur l’autoroute : le bruit et les nuisances pour les riverains  risquent  bien de ne pas baisser !

 

D’autre part, il n’apparaît pas qu’il y ait urgence à décider, la priorité actuelle étant de tout faire pour que la 2ème ligne soit une réussite (implantation et fonctionnement).

 

Les risques encourus après réalisation du projet faisant l’objet du vote de vendredi ( encombrements aux carrefours traversés par l’axe de transit des mails et la N 20, répercussions sur les flux des artères de tout l’ouest orléanais, nouvelles nuisances atmosphériques et sonores…) nous incitent à vous demander instamment de reporter ce vote à une date ultérieure.

 

L’ADAQOO a demandé, à plusieurs reprises

-   des réunions apportant à la population des informations précises sur les nouveaux dispositifs de circulation envisagés

-   la tenue d’ateliers de réflexion impliquant les citoyens et permettant d’étudier toutes les propositions

alternatives.

 

Si le vote est maintenu vendredi, ni le Forum Citoyen, ni les Conseils Consultatifs des Quartiers les plus concernés (Madeleine, Carmes, Dunois) n’auront été appelés à réfléchir préalablement sur le sujet.

 

Au demeurant, les aménagements d’ampleur projetés semblent dépasser le cadre d’une simple ZAC.

Quelle que soit la classification de cette voie, elle est empruntée par des usagers de tous ordres, de Fleury à Olivet.

 

Il nous semble qu’il est  temps de laisser place à l’expression citoyenne.

 

Les règles qui régissent la démocratie participative, les consultations précédant tout projet d’envergure, sont maintenant incluses dans des lois. Bien que nous n’ayons pas, à ce jour, l’intention d’acter en justice, nous ne souhaiterions pas y être contraints.

Il nous semble, qu’entre hommes de bonne volonté, la sagesse impose d’abord un dialogue franc et serein.

 

Vu la situation d’urgence provoquée par l’imminence du vote, nous nous voyons, avec regret, dans l’obligation de rendre public le contenu de cette lettre.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

 

J-Luc Mirloup

Conseil municipal de septembre 2009 : Olivier Carré toujours à la manoeuvre

Extraites de l'ordre du jour du conseil municipal d'orléans, voici les décisions qui seront votées le 11 septembre à partir de 18h à la mairie centrale.

M. CARRE    n° 19  -   Z.A.C. Carmes-Madeleine. Désignation de l’aménageur. Election des membres composant la commission chargée d’examiner les candidatures.

M. CARRE    n° 22  -   Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisitions foncières dans un immeuble en copropriété 73, rue des Carmes.

Le conseil municipal devrait aussi voter une rallonge budgétaire de 500 000€ annuels pour l'entreprise "l'Entente Orléanaise", portant la subvention à 1 250 000€ (elle était de 750 000€ en 2008). En revanche, aucune rallonge pour le cinéma d'Art et d"'Essai des Carmes n'est à l'ordre du jour. 

05 sep 2009

Corinne Leveleux-Teixeira intervient auprès du ministre de la culture

Voici le courier envoyé le 17 juillet 2009 par Corinne Leveleux-Teixeira, conseillère socialiste d'opposition à Frédéric Mitterand, Ministre de la culture au sujet de la protection du patrimoine du quartier Carmes

Monsieur le Ministre,

Les élus du groupe d’opposition municipale d’Orléans souhaitent attirer votre attention sur un projet que l’actuelle municipalité veut mettre en œuvre dans le centre ancien d’Orléans, et qui nous semble de nature à porter gravement atteinte au patrimoine historique de notre cité.

Lors du conseil municipal du 10 juillet dernier, la majorité a en effet voté la création d’une Z.A.C, dénommée « Carmes-Madeleine », qui risque de se traduire par une catastrophe patrimoniale si rien n’est fait pour l’empêcher. L’un des projets d’aménagement liés à la Z.A.C prévoit en effet la mise à l’alignement d’une des rues de la vieille ville, soit la partie sud de la rue des Carmes. Cet alignement aurait une emprise de 120 mètres de long sur 15 à 40 mètres de profondeur, et il interviendrait dans un secteur de maisons à pans de bois (non visibles puisque encore enduites et non restaurées) datant des XVIe-XVIIIe siècles (l’immeuble le plus récent de cet ensemble est de 1794).

Cette décision incompréhensible a été prise alors même que cette rue est au cœur de la ZPPAUP nouvellement créée, et qu’à ce titre, l’Architecte des Bâtiments de France s’oppose farouchement à toute destruction de ce patrimoine qu’il a indexé comme « historique et remarquable ». Une étude historique est d’ailleurs en cours dans ce secteur menacé.

Cette décision intervient, par surcroît, deux mois après que la ville d’Orléans eut signé la convention contractualisant l’obtention du label « Ville d’Art et d’Histoire ». Nous savons que ce label prestigieux, décerné par votre ministère, vient récompenser les efforts soutenus que conduisent les municipalités pour restaurer et valoriser le patrimoine exceptionnel de nos villes. Nous savons aussi que par cette convention, la ville d’Orléans s’est engagée dans un processus de valorisation et de médiation de son patrimoine qui est en contradiction manifeste avec le projet urbain dont nous vous saisissons.

Au vu de la gravité de la situation, nous vous demandons, Monsieur le Ministre, au titre de l’administration garante du respect des objectifs du label « Ville et Pays d’Art et d’Histoire », et eu égard aux objectifs poursuivis par la ZPPAUP, d’intervenir auprès de la municipalité d’Orléans afin de lui rappeler la contradiction dans laquelle elle se positionne.

Dans cet espoir, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de notre très respectueuse considération.

Corinne Leveleux-Teixeira

 

01 août 2009

Suppression de l'avis conforme de l'ABF en débat sur France Inter

France Inter consacrait une émission complète au sujet de la suppression de l'avis conforme de l'ABF avec
- Nicolas Perruchot - Député Nouveau Centre Loir et Cher, rapporteur de l’amendement au projet de loi de suppression de l’avis conforme des Architectes des Bâtiments de France
- Yves Dauge - Sénateur PS d’Indre et Loire, expert en patrimoine, membre de la Commission des affaires culturelles
- Fréderic Auclair - Président de l’Association Nationale des Architectes des Bâtiments de France (ANABF)

L'émission est en ligne à cette adresse

Suppression de l'avis conforme de l'ABF : Catherine Tasca intervient

Le 31 juillet 2009, Catherine Tasca, ancienne ministre de la culture, a publié une tribune dans libération au sujet de la suppression de l'avis conforme de l'ABF

Dans le silence de l’été et l’indifférence de l’opinion, le Parlement a supprimé, le 23 juillet, par un amendement subrepticement et ironiquement glissé dans le Grenelle 2 de l’environnement, l’avis conforme des architectes des bâtiments de France (ABF), c’est-à-dire l’obligation pour les pouvoirs publics de respecter l’avis desdits ABF pour les projets d’aménagement dans les zones de protection du patrimoine. Cette protection chèrement acquise saute donc sous la pression d’élus locaux qui la jugent exorbitante et contraire à leur propre pouvoir. Ils gagnent ainsi une liberté illusoire de transgresser des règles dont le but était de ne pas laisser entamer la qualité de notre patrimoine et de son proche environnement par la pression des intérêts économiques.

Face à cette pression, cette liberté nouvelle est tout aussi illusoire que celle du salarié pour décider librement face à son employeur de ses horaires de travail… En effet, les élus locaux n’auront d’autre choix que de céder aux divers promoteurs et aménageurs, dont l’intérêt pour le patrimoine est pour le moins aléatoire pour ne pas dire souvent inexistant.

C’est donc l’intérêt public qui recule, une fois de plus, devant la boulimie et l’ignorance des constructeurs aux dépens d’un projet global d’aménagement intelligent. C’est plus qu’une ironie d’inscrire ce recul dans une loi qui prétend faire progresser la politique de l’environnement, c’est un véritable reniement. Et c’est la triste issue d’une très longue vendetta entre certains ABF et certaines collectivités locales.

S’il y a pu y avoir abus de pouvoir de quelques ABF, supprimer l’avis conforme, c’est oublier que, dans les zones restreintes de protection du patrimoine, l’obligation de respecter cet avis faisait le plus souvent l’objet d’un dialogue, d’une négociation bénéfiques pour le projet. C’est oublier que la décision des ABF pouvait toujours faire l’objet d’un recours jusqu’au niveau national. C’est oublier que le patrimoine bâti structure l’aménagement d’une cité et fait partie intégrante du capital culturel et économique de la collectivité. C’est donc une bien sinistre décision qui vient d’être prise par le Parlement, un grand retour en arrière qui marque le peu de considération de notre pays, aujourd’hui, pour les enjeux culturels.

22 mai 2009

Tirage au sort des citoyens volontaires au CMA du quartier Carmes

Mercredi 20 juin 2009 avait lieu le tirage au sort des citoyens volontaires pour les CMA, instance de consultation des citoyens.

Les personnes tirées au sort pour le quartier Carmes sont les suivantes :

- Willfrid Ranni
- Vincent Posada
- Michel Beaudoin
- Christophe Absous 
- André Casamiquela
- Elisabeth Posada
- Annie Villiers-Lafon
- Rabah Bellout
- Alexis Roy
- Antoine Bardet

Un courrier leur sera adressé par la Mairie et une réunion de formation leur sera proposée pour présenter le cadre général des CMA et la charte de la Démocratie participative.

A ces 10 citoyens volontaires s'ajoutent les "personnes ressources", largement désignées par Serge Grouard et politiquement à son service ce qui lui garantis numériquement la majorité absolue et limite la représentativité de cette instance.

A noter tout de même que 7 membres du CMA des Carmes sont adhérents à l'association "Aux Carmes Citoyens" présidée par Olivier Marchant, ce qui montre l'implantation et l'implication de cette association au sein du quartier.

28 avr 2009

Tramway CLEO : résultat de l'Enquete Publique préalable

Le document de l'Enquete Publique préalable à la réalisation de la seconde ligne de tramway (CLEO) rend compte des débats sur le passage du tramway dans la rue des Carmes. Sur un rapport de 101 pages, on ne parle de l'alignement que sur 2 lignes : le 30 mai 2007, Serge Grouard y déclare :"La rue des Carmes sera réaménagée dans le futur et dans ce cadre, monsieur le Maire estime que l’alignement, s’il était réalisé, serait une bonne chose.".

On y parle aussi des solutions et tracés alternatif.

Télécharger le rapport de l'enquete publique préalable au tramway CLEO

22 avr 2009

le projet alternatif sur la rue des carmes

Voici le projet alternatif construit par les habitants, les associations, les commerçants et soutenu par l'opposition municipale d'Orléans.

Vous avez du mal à connaitre le projet de la majorité ? Soyez au moins au courant de celui des amoureux du quartier : télécharger le projet alternatif pour le projet de la rue des Carmes

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