3 "crêche"

08 jan 2010

Privatisation de la crêche des chats Ferrés

Communiqué de presse de l'opposition municipale d'Orléans

La nouvelle crèche des chats ferrés est inaugurée aujourd’hui. C’est l’occasion pour le groupe d’opposition Socialistes, Verts et apparentés de dénoncer une nouvelle fois le tour de passe-passe opéré par la majorité municipale, qui consiste à transformer l’investissement public en bénéfices privés. A la ville et aux contribuables orléanais le coût de la rénovation de cette crèche (soit environ un million d’euros) ; à l’entreprise privée délégataire la perception de 500 000 euros par an pour rémunération de sa gestion. En clair, la ville paye pour un service qu’elle est parfaitement capable d’assurer elle même en régie, grâce à la compétence et au dévouement de ses agents.

Certes, le groupe d’opposition se félicite de l’augmentation des capacités d’accueil et de garde des jeunes enfants dans notre cité. Il considère également que l’élargissement des horaires d’ouverture de la crèche des Chats Ferrés constitue un réel avantage pour les familles. Mais il estime que la méthode suivie par la majorité municipale dans cette affaire relève de l’idéologie libérale plus que de la saine gestion des deniers publics. Ainsi, en cas de délégation de service public, il est de coutume de laisser le délégataire (en l’occurrence l’entreprise privée) financer lui même l’aménagement ou la rénovation des locaux qui lui sont concédés. C’est alors une opération “gagnant/gagnant” pour les deux partenaires : le délégataire assume des coûts tout en escomptant des profits. A Orléans, c’est plutôt du perdant/gagnant : la ville assume les coûts et le délégataire empoche les bénéfices. Est-ce là la meilleure manière de réaliser des économies pour une collectivité? La concurrence entre le public et le privé ne s’en trouve-t-elle pas gravement faussée ?

Enfin, le groupe d’opposition entend rappeler le poids social de cette privatisation, à côté des charges financières qu’elle induit. Les employés du délégataire, en effet bénéficieront de garanties et de protections sensiblement moins importantes que celles des agents des autres crèches d’Orléans employés par la ville. Ce choix s’inscrit plus largement dans les orientations poursuivies par la municipalité depuis quelques années, qui visent à multiplier le nombre d’emplois de contractuels, à différer les titularisations des agents embauchés, et à sous-traiter des pans entiers de l’activité municipale à des entreprises privées. Le but de ces expédients divers ? La réalisation d’économies de personnel. Espérons qu’aux Chats ferrés comme ailleurs, cette moins value-sociale ne se traduira pas par une dégradation du service rendu aux usagers. Mais rien n’est moins sûr.

Corinne Leveleux-Teixeira

07 jan 2010

Privatisation des creches : interview d'Alexandrine Leclerc

Alexandrine Leclerc, adjointe à la petite enfance, se justifie sur France Bleu Orléans au sujet de la privatisation de la crèche des chats Ferrés. Explications confuses pour un dossier pourtant ouvert depuis de nombreux mois.

Historiquement, la municipalité avait essayé de privatiser la crèche Pasteur mais avait fait marche arrière suite à la mobilisation des parents. La crèche des chats ferrés étant fermée pour cause de travaux, sa privatisation a suscité moins de remous au sein de ce quartier qui a déjà beaucoup de dossiers douloureux à gérer.

28 mar 2009

Privatisation des crèches d'Orléans : les parents en première ligne

privatisation des crèches Après avoir fait sa campagne électorale sur la politique à l'enfance, la municipalité d'orléans s'en désengage.

Il y a deux mois, elle avait d'abord annoncé la privatisation de la crèche Pasteur.

Mais devant l'hostilité des parents, elle a fait une pirouette lors du conseil municipal de février en reportant la privatisation sur la crèche des Chats Ferrés du quartier Carmes, un quartier décidément sacrifié.

Ce revirement est dû au fait que cette crèche est actuellement en travaux et qu'aucun parent n'y fait donc garder ses enfants. Pas de parents, pas de protestations ?

Sauf que les parents du quartier Carmes (pourtant inconnus des partis politiques) ont décidé de prendre l'avenir de leur progéniture en main et de poursuivre la protestation. En témoigne cette banderole "NON A LA PRIVATISATION DE NOS CRECHES" que l'on peut voir sur les quais.

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Miguel.

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