13 "conseils municipaux"

26 fév 2010

Conseil Municipal de février 2010

Le conseil municipal de février aura lieu le... 5 mars 2010 (aucune explication précise n'a été donnée à ce report).

Voici les délibérations concernant la rue des Carmes :

M. CARRE n° 16 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 59 rue des Carmes (249 050 €).

M. CARRE n° 17 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 65 rue des Carmes (48 300 €).

Les verbatims des conseils municipaux sont disponibles à cette adresse.

29 jan 2010

Conseil municipal d'Orléans : acquisitions en vue de destruction

Conseil municipal de janvier 2010

 

M. CARRE n° 23 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 25 bis rue de

l’Ange.

M. CARRE n° 24 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 51 rue des

Carmes.

Comme au mois de décembre, on voit que les acquisitions en vue de la destruction des immeuble vont au delà de la simple rue des Carmes.

08 jan 2010

Privatisation de la crêche des chats Ferrés

Communiqué de presse de l'opposition municipale d'Orléans

La nouvelle crèche des chats ferrés est inaugurée aujourd’hui. C’est l’occasion pour le groupe d’opposition Socialistes, Verts et apparentés de dénoncer une nouvelle fois le tour de passe-passe opéré par la majorité municipale, qui consiste à transformer l’investissement public en bénéfices privés. A la ville et aux contribuables orléanais le coût de la rénovation de cette crèche (soit environ un million d’euros) ; à l’entreprise privée délégataire la perception de 500 000 euros par an pour rémunération de sa gestion. En clair, la ville paye pour un service qu’elle est parfaitement capable d’assurer elle même en régie, grâce à la compétence et au dévouement de ses agents.

Certes, le groupe d’opposition se félicite de l’augmentation des capacités d’accueil et de garde des jeunes enfants dans notre cité. Il considère également que l’élargissement des horaires d’ouverture de la crèche des Chats Ferrés constitue un réel avantage pour les familles. Mais il estime que la méthode suivie par la majorité municipale dans cette affaire relève de l’idéologie libérale plus que de la saine gestion des deniers publics. Ainsi, en cas de délégation de service public, il est de coutume de laisser le délégataire (en l’occurrence l’entreprise privée) financer lui même l’aménagement ou la rénovation des locaux qui lui sont concédés. C’est alors une opération “gagnant/gagnant” pour les deux partenaires : le délégataire assume des coûts tout en escomptant des profits. A Orléans, c’est plutôt du perdant/gagnant : la ville assume les coûts et le délégataire empoche les bénéfices. Est-ce là la meilleure manière de réaliser des économies pour une collectivité? La concurrence entre le public et le privé ne s’en trouve-t-elle pas gravement faussée ?

Enfin, le groupe d’opposition entend rappeler le poids social de cette privatisation, à côté des charges financières qu’elle induit. Les employés du délégataire, en effet bénéficieront de garanties et de protections sensiblement moins importantes que celles des agents des autres crèches d’Orléans employés par la ville. Ce choix s’inscrit plus largement dans les orientations poursuivies par la municipalité depuis quelques années, qui visent à multiplier le nombre d’emplois de contractuels, à différer les titularisations des agents embauchés, et à sous-traiter des pans entiers de l’activité municipale à des entreprises privées. Le but de ces expédients divers ? La réalisation d’économies de personnel. Espérons qu’aux Chats ferrés comme ailleurs, cette moins value-sociale ne se traduira pas par une dégradation du service rendu aux usagers. Mais rien n’est moins sûr.

Corinne Leveleux-Teixeira

17 déc 2009

Conseil municipal d'Orléans - acquisition Rue de l'Ange

Au conseil municipal du 18 décembre 2009, on note 2 délibérations au sujet du projet municipal de destruction des immeubles du quartier Carmes :

M. CARRE

n° 44 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 25 bis rue de l'Ange.

M. CARRE

n° 45 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 63 rue des Carmes.

Le point 44 montre que le projet de destruction va bien au delà des simples façades de la Rue des Carmes

Le conseil municipal a lieu à la mairie centrale, Place de l'Etape, à partir de 18h. Les débats sont publics, tout le monde peut y assister.

30 nov 2009

Orléans et les fossoyeurs du patrimoine : une longue histoire

La municipalité de Serge Grouard vient de décider d'honorer un fossoyeur du patrimoine orléanais. Nos politiques sont bien mal inspirés en ce moment !

 
 

Pendant les débats, Mme de Chaingy a déclaré que le dit bâtiment était en mauvais état, rappelant ainsi les arguments affichés pour détruire la rue des carmes. Décidément, au cours des siècles, les fossoyeurs du patrimoine évoluent peu dans leurs discours !

A noter que Corinne Leveleux-Teixeira a demandé de manière officielle à la municipallité de revenir sur sa funeste décision.

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Remerciant le militant socialiste, habitant du quartier Carmes, pour l'envoi de cette vidéo.

23 oct 2009

Intervention de l'opposition au conseil municipal du 23 octobre

Concernant la délibération "n° 45 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 25, rue de l’Ange."
"La nouvelle acquisition confirme ce que nous disons depuis le début : l'opération envisagée ne relève pas de la cosmétique urbaine (on fait reculer les façades de 4 mètres et on recolle des éléments architecturaux anciens pour que ça fasse joli). Il s'agit d'une véritable entreprise de mutilation du patrimoine urbain sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Ce sont en effet les 3 ilôts dans leur quasi totalité qui sont impactés et pas simplement les façades des 17 immeubles. Ici, pour mémoire, on se situe rue de l'ange, c'est àdire, très  très en retrait part rapport à la rue des Carmes.
 
Cette frénésie dans la destruction, que l'on a déjà vu à l'oeuvre rue des Halles avec le succès que l'on sait (mais rebouchez nous donc vos trous M. Carré!), contraste avec les pudeurs de jeune fille qu'a la majorité lorsqu'il s'agit de piétonniser la rue des Carmes : alors que tout le monde est officiellement d'accord, M. Grouard, M. Carré, M. Lemaignen, et une grande partie des habitants (quel rare consensus!!), on apprend que cette piétonisation est ajournée à l'amènagement du site de l'hopital Madeleine, c'està dire pas avant 2015-2016!!! En clair, cette piétonisation, M. Grouard, vous ne voulez pas qu'elle ait lieu pendant VOTRE mandat. Pourquoi? De quoi avez vous peur? Qu'attendez vous? La fin du réchauffement climatique?
 
Depuis des mois et des mois l'opposition porte cette proposition. Celle ci est à coût neutre pour la ville, si elle est mise en oeuvre dans le cadre l'amènagement du tramway. Vous savez très bien que l'a réalisation de la plate forme du tram est différente, selon qu'elle est faite dans une rue piétonne (où elle est en gros, d'un seul tenant) ou dans une rue circulée par les voitures (où des trottoirs doivent ête aménagés, ainsi qu'un emmarchement central). Si cette option pietonne est retenue dès aujourd'hui, alors que les marchés ne sont pas encore passés, la rue des Carmes bénéfiera d'un retraitement qualitatif remarquable, qui rendra l'espace public aux habitants. En tergiversant comme vous le faites, vous contraindrez vos successeurs qui feront la piétonnisation à défaire ce que vous avez mal fait. Alors que vous vous dites pourtant d'accord avec la piétonisation. Et que vous la réalisez ailleurs, rue Théophile Chollet par exemple, là où aucune logique ne l'impose...Où est la cohérence politique et financière de vos prises de position dans ce domaine?
 
Gouverner c'est prévoir. C'est à prévoir que vous appelle aujourd'hui l'opposition."

Pas de piétonnnisation avant 2014-2016 ?

Les élus de l'AgglO demandent le retrait du recours contre la 2° ligne de tram. La piétonnisation n'est pourtant pas envisagée avant 2014-2016.

Tram-ligne2


09 sep 2009

Conseil municipal de septembre 2009 : Olivier Carré toujours à la manoeuvre

Extraites de l'ordre du jour du conseil municipal d'orléans, voici les décisions qui seront votées le 11 septembre à partir de 18h à la mairie centrale.

M. CARRE    n° 19  -   Z.A.C. Carmes-Madeleine. Désignation de l’aménageur. Election des membres composant la commission chargée d’examiner les candidatures.

M. CARRE    n° 22  -   Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisitions foncières dans un immeuble en copropriété 73, rue des Carmes.

Le conseil municipal devrait aussi voter une rallonge budgétaire de 500 000€ annuels pour l'entreprise "l'Entente Orléanaise", portant la subvention à 1 250 000€ (elle était de 750 000€ en 2008). En revanche, aucune rallonge pour le cinéma d'Art et d"'Essai des Carmes n'est à l'ordre du jour. 

24 avr 2009

Rachat des appartements et locaux commerciaux par la mairie

Voici les délibérations du conseil municipal du 24 avril 2009 concernant le quartier Carmes

DEVELOPPEMENT : ACTION FONCIERE

M. CARRE                           n° 36  -   Quartier Carmes-Bannier. Acquisition d’un ancien local commercial et d’un appartement vacant 65, rue des Carmes. Promesse de vente pour quatre autres logements.

Lors de sa séance du 27 mars 2009, le Conseil Municipal a pris acte du bilan de la concertation préalable à la mise en œuvre d’une nouvelle Z.A.C. intégrant notamment la rue des Carmes.

Dans ce contexte, il est proposé au Conseil Municipal :

1°) d’acquérir de M. Julien CASSEGRAIN les lots n° 1 et 8 dans un immeuble en copropriété situé 65, rue des Carmes, moyennant le prix de 41 000 € pour le lot n° 1 et 50 000 € pour le lot n° 8, soit un total de 91 000 € ;

2°) d’accepter le bénéfice d’une promesse de vente unilatérale, laquelle confère à la Ville l’option d’acheter au prix convenu si les biens sont libérés avant la date d’échéance des baux en cours et au plus tard le 30 avril 2010, portant sur quatre appartements encore occupés, sous condition suspensive du départ des occupants.

M. CARRE                           n° 37  -   Quartier Carmes-Bannier. Acquisition d’un appartement vacant 55, rue des Carmes.

Le Conseil Municipal lors de sa séance du 27 mars 2009 a pris acte du bilan de la concertation préalable à la mise en œuvre d’une nouvelle Z.A.C. dans le secteur portant sur la rue des Carmes, le site de l’hôpital et le mail Jaurès.

Dans le contexte de ces réflexions, il est proposé au Conseil Municipal :

1°) d’acquérir dans un immeuble en copropriété situé 55, rue des Carmes, le lot n° 2 dans le bâtiment A et le lot n° 11 dans le bâtiment B, appartenant à Mme FERNANDES moyennant le prix de 110 000 €, prix net de toutes autres indemnités ou frais de négociation, les émoluments et frais d’actes notariés étant à la charge de l’acquéreur ;

2°) de déléguer M. le Maire pour signer l’acte notarié de vente consécutif avec un différé de jouissance et le séquestre de 10 % du prix pour garantir la libération du bien à la date convenue.

M. CARRE                           n° 38  -   Quartier Carmes-Bannier. Acquisition d’un appartement vacant 75, rue des Carmes.

Dans le contexte de la concertation engagée préalablement à la mise en œuvre d’une nouvelle Z.A.C. dans le secteur portant sur la rue des Carmes, le site de l’hôpital et le mail Jaurès, il est proposé au Conseil Municipal :

1°) d’acquérir dans un immeuble en copropriété situé 75, rue des Carmes, le lot n° 3 dans le bâtiment A et le lot n° 7 dans le bâtiment B, appartenant à Mme CHARPENTIER moyennant le prix de 173 000 €, prix net de toutes autres indemnités ou frais de négociation, les émoluments et frais d’actes notariés étant à la charge de la Ville ;

2°) de déléguer M. le Maire pour signer l’acte notarié de vente consécutif avec un différé de jouissance et le séquestre de 10 % du prix pour garantir la libération du bien à la date convenue.

Cinéma des carmes : question de l'opposition au conseil municipal

Constatant que l'action des citoyens en faveur du cinéma des Carmes n'aboutissait à aucun résultat visible, l'opposition municipale intérroge le Maire d'Orléans lors du conseil municipal du 24 avril 2009

Les élus du groupe d’opposition PS, Verts et Apparentés sont inquiets au sujet de l’avenir du cinéma Les Carmes.

Le cinéma Les Carmes est un établissement classé cinéma « art et essai » en catégorie A (classement attribué par le Centre Nationale de la Cinématographie). Il se distingue donc des autres cinémas par une diffusion de films ayant reçu le label « art et essai » avec au moins 65% des séances en version originale. Ce cinéma pratique aussi une politique soutenue d’information et de formation des spectateurs : publications diverses, affichage de critiques, travail en partenariat avec des associations, centres sociaux, université, scolaires (28 000 reçus en 2008 alors que la convention qui le lie à la ville n’en prévoyait que 20 000), conservatoires, etc., débat avec des réalisateurs, scénaristes ou acteurs.

  Il faut rappeler aussi que dans le cadre de la convention signée entre la Ville et le cinéma Les Carmes, le prix d’une séance est tarifié à 2, 50 euros pour les scolaires. En outre, dans un contexte difficile de dumping pratiqué par les cinémas multiplexes de l’agglomération, pour faire face à la concurrence, le prix moyen du billet vendu aux Carmes hors convention a dû être abaissé à environ 4,50 euros, ce qui ne permet pas de réelle rentabilité. Cette structure est donc économiquement fragile et doit être soutenue par la collectivité pour maintenir son activité et la qualité de sa programmation.

Oui, le cinéma des Carmes est un véritable cinéma « d’art et d’essai ». C’est même le seul dans notre ville et sa présence est absolument indispensable pour la diversité et la qualité de l’offre culturelle proposée par notre cité.

De nombreux orléanais et habitants de l’agglomération orléanaise sont très attachés à ce cinéma et à sa programmation. Ils l’ont manifesté récemment à diverses reprises (plus de 3000 personnes ont signé la pétition de soutien au cinéma Les Carmes). Ils ne comprendraient pas la disparition de ce cinéma, devenu l’un des lieux emblématiques de notre paysage culturel, et dont la fermeture appauvrirait irrémédiablement l’offre culturelle orléanaise.

M. le Maire, vous aussi, vous avez manifesté dans le passé votre attachement à ce cinéma. En 2004, sous votre impulsion, la ville d’Orléans décidait de soutenir l’activité des Carme et se disait, je cite, « soucieuse de maintenir la diversité de l’offre cinématographique et culturelle sur Orléans ».

Qu’en est il en 2009 ? Quelle est l’attitude actuelle de la municipalité d’Orléans vis-à-vis du cinéma Les Carmes. Qu’en est il de votre souci de maintenir la diversité de l’offre culturelle et cinématographique sur Orléans ? Quelle est votre ambition en ce domaine et quels moyens entendez-vous y consacrer pour que cette offre culturelle soit forte, diversifiée et courageuse ?

Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint à la Culture nous vous interpellons pour avoir des réponses précises et claires sur un aspect important de la politique culturelle de la ville d’Orléans.

16 avr 2009

Ces immeubles qui ont traversé l'histoire

Etonnant de voir que face au vide émanant des bancs de la majorité, c'est l'opposition qui fait le compte rendu de la concertation sur les Carmes...

On notera la technique d'Olivier Carré consistant à couper l'oratrice tout bout de champ afin de la destabiliser.

Ce qu'on ne sent pas dans la vidéo et qui est à noter, c'est le silence qui s'est emparé du conseil municipal lorsque, dans sa conclusion, Corinne Leveleux s'adressant à Serge Grouard lui parle de la responsabilité qu'il porterait face à l'Histoire s'il en venait à détruire le patrimoine commun. Est-ce que cette remarque l'a touchée ? L'avenir nous le dira.

L'intégralité des débats est à consulter sur le site orleans.fr (en meilleure qualité).

21 fév 2009

Conseil municipal d'Orléans : la droite au bord de la crise de nerf

La_democratie J'aurais pu titrer "Plus jamais ça" ou "Agression caractérisée".

Mais que c'est-il passé hier en conseil municipal d'Orléans ?

Il semblerait que le conseil municipal de janvier ait beaucoup déplu à la majorité : d'abord, on raconte que la mise en cause d'Olivier Carré dans ses activités parlementaires ne lui a pas plu du tout. Personne n'aime être pris le doigt dans le pot de confiture !

Aussi, c'est Olivier Carré qui a lancé le bal. Alors que Corinne Leveleux Teixeira accusait la municipalité d'inciter les habitants de la rue de Carmes à vendre leurs appartements, en pleine séance, devant l'auditoire médusé, les journalistes et  les caméras, Olivier Carré l'a menacé directement de poursuites (judiciaires  ?). Cette tentative claire d'intimidation doit nous interroger tous, de droite comme de gauche, sur la détérioration des pratiques démocratiques à Orléans. On peut avoir des divergences. Doit-on aller jusqu'à l'intimidation ?

Ensuite, tour à tour, Serge Grouard et Florent Montillot se sont chargés de poursuivre la besogne expliquant qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait et qu'elle n'était que dans la simulation.

3 interventions agressives dans le même sens : une telle concomitance désigne clairement une stratégie pré-établie : il semblerait que les comptes rendus dans la presse ayant mis en avant son action au précédent conseil, la conseillère municipale d'opposition était désignée comme l'énemi à abattre. Alors, faute d'arguments, autant s'attaquer à la personne. C'est tellement plus facile... et ça évite de répondre aux questions :)

Mais le conseil n'en était qu'à sa première moitié. Le reste du conseil allait voir un festival de la majorité empêchant l'opposition de s'exprimer. Communistes et socialistes ont été empêchés de parler, notamment sur l'université d'Orléans que la municipalité semble délaisser totalement. La majorité accusa l'opposition de tous les maux, mettant en cause les individus sans répondre au fond des questions posées.

Ainsi, les élus d'opposition étaient des idéologues, des simulateurs, des démagogues, des incompétents. Toutes les mises en causes personnelles étaient bonnes. Triste spectacle que celui que les élus de la majorité ont donné hier.

Là encore, il semble peu probable que tout un camp ait  spontanément dérapé. C'est nécessairement une stratégie réfléchie. Pour quoi ? Pour éviter que l'on parle du tram, des carmes, de la gare, du manque d'ambition économique, de l'université, de la privatisation des crèches ? Pourquoi confisquer le débat démocratique ?

Finalement, du conseil municipal, on ne gardera rien. Pas le quart d'une idée. Pas le tiers d'une réflexion.

Préférant l'agression gratuite, la majorité a refusé le débat de fond. Ces élus sont-ils aussi peu convaincu de leur propre valeur qu'ils aient ainsi besoin de se protéger du moindre avis divergeant ?

Notre démocratie locale est en de bien drôles de mains...

Miguel

10 fév 2009

Destruction du patrimoine orléanais : Oliver Carré à la manoeuvre

Aux Carmes, 17 maisons du XV° eu XVII° siècles sont menacées par des projets immobiliers.

La municipalité prend prétexte de l'arrivée du tramway pour raser un quartier.

L'architecte des bâtiments de France étant en désaccord sur ce dossier, Olivier Carré, premier adjoint en charge du dossier aurait  participé activement au vote à l'Assemblée Nationale d'un amendement qui vise à se passer de son avis.

Voici l'intervention de l'opposition municipale d'Orléans qui montre du doigt les agissements d'Olivier Carré. On notera l'embarras de celui-ci et les subterfuges qui lui permettront d'attendre plus de 5 minutes avant de répondre.

 



Dans la réponse d'Olivier Carré (à voir sur le site orleans.fr), il ne répondra pas à la question de savoir le rôle qu'il a joué dans l'adoption de cet amendement pirate. Il dira juste que ses prises de positions à l'Assemblée sont publiques. J'aurais préféré qu'il ajoute "démerdez-vous pour trouver ça sur le site de l'Assemblée, je ne suis pas là pour répondre aux questions gênantes".


Quel Olivier Carré doit-on croire ? Celui qui, à Orléans, dit protéger le patrimoine ou celui qui, à l'Assemblée Nationale, fait voter des amendements qui visent non pas l'intérêt général mais l'intérêt de SON projet sur lequel il est personnellement en difficulté ?

J'ajoute que Mr Oliver Carré devrait se faire discret quand il incite les citoyens à aller consulter les débats de l'Assemblée National. On y voit par exemple que le 18 décembre, Mr Olivier Carré est aussi intervenu pour limiter le temps pour les fouilles archéologiques. Vous comprenez, comme il est à la bourre de 8 ans pour le tram, il ne faudrait pas qu'une découverte gallo-romaine l'empêche de bétonner à tout va !

Miguel.

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