26 fév 2010

Conseil Municipal de février 2010

Le conseil municipal de février aura lieu le... 5 mars 2010 (aucune explication précise n'a été donnée à ce report).

Voici les délibérations concernant la rue des Carmes :

M. CARRE n° 16 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 59 rue des Carmes (249 050 €).

M. CARRE n° 17 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 65 rue des Carmes (48 300 €).

Les verbatims des conseils municipaux sont disponibles à cette adresse.

21 fév 2010

Festival de cinéma russe

Festival cinema russe Dans le cadre national de l'Année de la Russie en France, l'association CITIZENS CARMES présente le

Festival de cinéma russe

du 07 au 23 mars 2010

au cinéma Les Carmes

Avec de nombreux partenaires (Images du Pôle, APREI,CROUS, APAC,... )

Au programme : projections des films inédits de fictions, documentaires, films d'animation, ciné-concerts, buffet russe, débats & table ronde avec réalisateurs,spécialistes du cinéma russe contemporain, lectures, exposition,...

Demandez le programme...

17 fév 2010

Les associations de l'Agglomération s'organisent et appellent au débat

Ccasaao-01 
Dénonçant le manque de concertation, les décisions hâtives de mise en chantier, les "oublis" de la vocation d'agglomération sur certains projets, le rôle non reconnu du rôle des association, 10 associations** viennent de former un collectif : le Comité de Coordination des Association de Sauvegarde et d'Aménagement de l'Agglomération Orléanaise.

Elles appellent tous les habitants de l'agglomération orléanaise à une grande réunion publique pour faire le point sur les différents projets en cours : Trémie Jaures, Zac des Carmes, Eco-quartier des Groues, Tramway Marie Stuart, Ile Arrault. Quels enjeux pour l'urbanisme de l'Agglomération d'Orléans ?

Mercredi 24 février à 20h30,
Salle des chats ferrés
à Orléans

Info à faire circuler !

** Association de Défense et d'Aménagement des Quartiers Ouest d'Orléans - Groupe d'Action Municipale d'Olivet - Ligue contre la violence routière - Association des Habitants d'Orléans La Source - Association Pôle Nord - Loiret Calme - Association Aux Carmes Citoyens - Association de Défense et d'Aménagement de Quartiers St Marc, St Vincent - Association de Défense des Habitants du Quartier Gare - Association de Défense de l'Ile Arrault

01 fév 2010

Cinéma des Carmes : le flou...

Après un an de conflit entre la direction du cinéma des Carmes et la municipalité d'Orléans, uné réunion de soutien était organisée le jeudi 28 janvier 2010 par l'association de spectateurs Citizen Carmes.

Devant 300 personnes, l'adjoint aux finances a affirmé que la municipalité avait soutenu et continuerait à soutenir le cinéma des Carmes si bien qu'il apparaissait à tout le monde que les différents étaient réglés.

2 jours plus tard, quelle ne fut pas la surprise de lire le contraire dans la République du Centre...

Cinema-des-carmes-janvier-2009

29 jan 2010

Conseil municipal d'Orléans : acquisitions en vue de destruction

Conseil municipal de janvier 2010

 

M. CARRE n° 23 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 25 bis rue de

l’Ange.

M. CARRE n° 24 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 51 rue des

Carmes.

Comme au mois de décembre, on voit que les acquisitions en vue de la destruction des immeuble vont au delà de la simple rue des Carmes.

13 jan 2010

Soiree exceptionnelle de soutien au cinema des Carmes

Je vais au cinemaAprès avoir reçu 7 000 signatures, l'association des spectateurs "Citizen Carmes" organise une soirée/débat sur le sens et le devenir du cinéma des Carmes.
 
Jeudi 28 janvier 2010 de 19h30 à 22h30 au cinéma des Carmes

Avec la participation de Gérard-Vuillaume, expert au CNC (Centre National du Cinéma), Patrick Brouillet, Président de l'Association Française du Cinéma d'Art et d'Essai.

La soirée se prolongera par un film de Francis Fourcou "J'aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma" (1h30)

- nombre de places limité - réservation sur place à compter du 7 janvier - participation financière libre -

Venez nombreux ! 
 
Evènement facebook : http://www.facebook.com/?ref=home#/ev...

08 jan 2010

Privatisation de la crêche des chats Ferrés

Communiqué de presse de l'opposition municipale d'Orléans

La nouvelle crèche des chats ferrés est inaugurée aujourd’hui. C’est l’occasion pour le groupe d’opposition Socialistes, Verts et apparentés de dénoncer une nouvelle fois le tour de passe-passe opéré par la majorité municipale, qui consiste à transformer l’investissement public en bénéfices privés. A la ville et aux contribuables orléanais le coût de la rénovation de cette crèche (soit environ un million d’euros) ; à l’entreprise privée délégataire la perception de 500 000 euros par an pour rémunération de sa gestion. En clair, la ville paye pour un service qu’elle est parfaitement capable d’assurer elle même en régie, grâce à la compétence et au dévouement de ses agents.

Certes, le groupe d’opposition se félicite de l’augmentation des capacités d’accueil et de garde des jeunes enfants dans notre cité. Il considère également que l’élargissement des horaires d’ouverture de la crèche des Chats Ferrés constitue un réel avantage pour les familles. Mais il estime que la méthode suivie par la majorité municipale dans cette affaire relève de l’idéologie libérale plus que de la saine gestion des deniers publics. Ainsi, en cas de délégation de service public, il est de coutume de laisser le délégataire (en l’occurrence l’entreprise privée) financer lui même l’aménagement ou la rénovation des locaux qui lui sont concédés. C’est alors une opération “gagnant/gagnant” pour les deux partenaires : le délégataire assume des coûts tout en escomptant des profits. A Orléans, c’est plutôt du perdant/gagnant : la ville assume les coûts et le délégataire empoche les bénéfices. Est-ce là la meilleure manière de réaliser des économies pour une collectivité? La concurrence entre le public et le privé ne s’en trouve-t-elle pas gravement faussée ?

Enfin, le groupe d’opposition entend rappeler le poids social de cette privatisation, à côté des charges financières qu’elle induit. Les employés du délégataire, en effet bénéficieront de garanties et de protections sensiblement moins importantes que celles des agents des autres crèches d’Orléans employés par la ville. Ce choix s’inscrit plus largement dans les orientations poursuivies par la municipalité depuis quelques années, qui visent à multiplier le nombre d’emplois de contractuels, à différer les titularisations des agents embauchés, et à sous-traiter des pans entiers de l’activité municipale à des entreprises privées. Le but de ces expédients divers ? La réalisation d’économies de personnel. Espérons qu’aux Chats ferrés comme ailleurs, cette moins value-sociale ne se traduira pas par une dégradation du service rendu aux usagers. Mais rien n’est moins sûr.

Corinne Leveleux-Teixeira

07 jan 2010

Privatisation des creches : interview d'Alexandrine Leclerc

Alexandrine Leclerc, adjointe à la petite enfance, se justifie sur France Bleu Orléans au sujet de la privatisation de la crèche des chats Ferrés. Explications confuses pour un dossier pourtant ouvert depuis de nombreux mois.

Historiquement, la municipalité avait essayé de privatiser la crèche Pasteur mais avait fait marche arrière suite à la mobilisation des parents. La crèche des chats ferrés étant fermée pour cause de travaux, sa privatisation a suscité moins de remous au sein de ce quartier qui a déjà beaucoup de dossiers douloureux à gérer.

17 déc 2009

Le Cinéma Les Carmes d'Orléans et la région Centre s'unissent pour un projet pédagogique

Communiqué de presse - 12/12/2009

François BONNEAU, Président de la Région Centre et la direction du cinéma Les Carmes, signeront une convention de partenariat Lundi 14 décembre, à 16 h 30, au cinéma, rue des Carmes, Orléans

Des élèves de 4 lycées de l'Agglomération d'Orléans et d'un CFA* déjà actifs dans le domaine du cinéma et de l'audiovisuel, vont partir à la découverte de l'écriture d'un scénario avec de véritables professionnels.

L'opération proposée conjointement par la Région Centre et la direction du Cinéma Les Carmes, proposent à des élèves de travailler lors de l'année 2009/2010 sur l'écriture d'un scénario à partir de l'adaptation d'une nouvelle commandée à un écrivain spécialement pour ce projet.

Il s'agira de François Bégaudeau (auteur du livre Entre les murs) ou de Maylis de Kérangal (auteur de divers ouvrages dont La vie Voyageuse). Un scénariste (Michel Fessler auteur de Versailles le rêve d'un roi) et un réalisateur (Mathieu Kassovitz pressenti) organiseront ensuite des master class avec les élèves pour les accompagner dans l'écriture de leur scénario à partir de la nouvelle.

Une présentation publique des scénarii des élèves sera présentée au cinéma Les Carmes à la fin de l'opération, en collaboration avec la librairie Les Temps Modernes et la Médiathèque d'Orléans.

Cette action régionale complète celles, plus anciennes, comme « Lycéens et apprentis au Cinéma », « chéquier CLARC », « Ordi Centre », qui font partie intégrante de l'engagement régional de lutte pour l'égalité des chances et l'accès à la culture pour tous.

Une subvention régionale de 30 000 euros sera apportée au Cinéma Les Carmes pour l'organisation de cette nouvelle action pédagogique.

Conseil municipal d'Orléans - acquisition Rue de l'Ange

Au conseil municipal du 18 décembre 2009, on note 2 délibérations au sujet du projet municipal de destruction des immeubles du quartier Carmes :

M. CARRE

n° 44 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 25 bis rue de l'Ange.

M. CARRE

n° 45 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 63 rue des Carmes.

Le point 44 montre que le projet de destruction va bien au delà des simples façades de la Rue des Carmes

Le conseil municipal a lieu à la mairie centrale, Place de l'Etape, à partir de 18h. Les débats sont publics, tout le monde peut y assister.

30 nov 2009

Orléans et les fossoyeurs du patrimoine : une longue histoire

La municipalité de Serge Grouard vient de décider d'honorer un fossoyeur du patrimoine orléanais. Nos politiques sont bien mal inspirés en ce moment !

 
 

Pendant les débats, Mme de Chaingy a déclaré que le dit bâtiment était en mauvais état, rappelant ainsi les arguments affichés pour détruire la rue des carmes. Décidément, au cours des siècles, les fossoyeurs du patrimoine évoluent peu dans leurs discours !

A noter que Corinne Leveleux-Teixeira a demandé de manière officielle à la municipallité de revenir sur sa funeste décision.

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Remerciant le militant socialiste, habitant du quartier Carmes, pour l'envoi de cette vidéo.

27 nov 2009

On a frolé la catastrophe

Mail reçu d'un habitant cette fois-ci de la Rue des Carmes.
Ce matin croisement rue Stanislas Julien, rue des Carmes à l'heure où les enfants se dirigent vers l'école un camion citerne rempli de fuel est tombé dans une tranché du tram.
La résistance de la tôle devant supporter les passages de voiture était insuffisante.
Le réservoir essence du Camion a été touché et a manqué d'être écrasé.
Le quartier aurait été rasé d'un coup d'un seul.
On à frôlé la catastrophe.
 
Le plus grave c'est qu'il n'y a eu aucune évacuation des habitants pendant les 3 heures qu'a durer la désincarcération du camion par une grue
Mazout

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25 nov 2009

"M. Foussier a une locomotive (commerciale) de retard"

Voici la réponse de la conseillère municipale d'opposition, Corinne Leveleux Teixeira au refus de Mr Foussier de piétonniser la Rue des Carmes

Dans une récente interview à La République du Centre, M. François Foussier, adjoint chargé du commerce, et Mme Elisa Pinault, qui l’a remplacé à la tête de l’association « Les vitrines d’Orléans », s’épanchent longuement sur le « danger » que représenterait la piétonisation de la rue des Carmes.

Et là, on croit rêver, ou plutôt l’on frémit en découvrant une argumentation qui transpire la peur et l’absence totale de vision urbaine forte.

En premier lieu, les consommateurs que nous sommes frissonnent d’angoisse à la lecture de cette affirmation de Mme Pinault : « La décision de piétonniser peut être dramatique et tuer le centre-ville. » Diable ! « Tuer le centre ville » ! Rien que cela ? Mais alors, il doit être bien malade, si la seule piétonisation d’une rue (déjà fermée à la circulation depuis de longs mois, du fait des travaux du tram) suffit à le faire disparaître ! Vite, qu’on déclare l’urgence ! Qu’on organise la mobilisation générale ! Qu’on sonne le tocsin ! Qu’on agisse enfin ! Qu’attend M. Foussier, par exemple, pour enfin mettre en place le nouveau droit de préemption sur les fonds de commerce créé par une loi de … 2005 ? C’est pourtant un outil de maîtrise urbaine et commerciale, qui devrait permettre de conserver la diversité des activités et de dynamiser les commerces de proximité au cœur de notre ville. Pourquoi tant tarder à le mettre en œuvre ? De même, qu’attend M. Foussier pour installer dans la halle Charpenterie ces belles locomotives commerciales qu’il nous promet depuis si longtemps mais qui semblent tarder à sortir du garage pour entrer en gare d’Orléans ? Et pourquoi n’a-t-il toujours par trouvé un repreneur pour le Champion de la Source ?

Autre argument développé par M. Foussier et Mme Pinault : la question des flux de véhicules, la rue des Carmes étant arbitrairement qualifiée de « pénétrante importante sur Orléans ». Outre qu’ils mélangent, pour les ajouter, les flux de véhicules entrants et sortants, ils omettent soigneusement de préciser où vont ces fameuses voitures qui empruntent la rue des Carmes. Est-on certain qu’elles se précipitent vers les boutiques du centre ville pour y faire leurs emplettes ? Où transitent ces flux après les Carmes? Ne s’agit-il pas, tout simplement de riverains ? Aujourd’hui, cette « pénétrante importante » est fermée à la circulation, et vit-on pour autant un cataclysme commercial ? Le centre ville est-il moribond ? Pourquoi, d’ailleurs, ne pas faire le parallèle avec la rue Théophile Chollet (axe Nord/sud) et ses 10 000 véhicules jour, qui va être mise en voie piétonne, sans susciter d’inquiétude particulière de la part de M. Foussier ? En vérité, la piétonisation de la rue des Carmes est dans la logique même de la seconde ligne de tramway : là où l’on met en place ce type de transport en commun, les flux de véhicules se tarissent d’eux mêmes, puisque le tram offre une alternative crédible à l’automobile.

Et puis, il faut aussi sortir d’Orléans ! Partout en France, des zones piétonnes se mettent en place : à Strasbourg, Nancy, Metz, Chartres, Annecy, La Rochelle, pour n’en citer que quelques-uns, ce sont des dizaines et des dizaines de kilomètres de linéaires piétons qui sont déployés, sans tuer le commerce de proximité. Pourquoi en serait-il autrement à Orléans ? Les habitants réclament cette  piétonisation. Au nom de quoi la leur refuser ?

Par ailleurs, il n’est pas sain d’opposer les quartiers les uns aux autres. Pourquoi ce qui est bon pour les Carmes serait-il mauvais pour la rue Royale ? Ce n’est pas en termes de concurrence qu’il faut penser la ville, mais en termes de dynamisme et de complémentarité. A ce titre, la piétonisation de la rue des Carmes constitue bien un atout majeur pour notre cité.

Il serait possible de réfuter point par point l’ensemble de ces arguments. Là n’est point l’essentiel. L’essentiel, c’est qu’ils témoignent d’une vision de la ville rétrograde et frileuse. M. Foussier pense la commercialité comme si elle n’avait pas changé depuis 30 ans. Aujourd’hui, les centres commerciaux s’essoufflent et perdent de plus en plus de clients. L’heure est au commerce de proximité, à forte valeur ajoutée, avec une bonne qualité de service rendu et une dimension relationnelle forte. La rue des Carmes, avec ces boutiques très diversifiées et sa large gamme de produits répond à cette demande nouvelle. Elle n’a pas besoin d’une hypothétique locomotive commerciale.

Enfin, à l’heure du sommet de Copenhague, on ne peut qu’être sidéré par les propos ouvertement contraires au développement durable formulés par l’adjoint au maire d’Orléans. Ce que nous promet M. Foussier, c’est toujours plus de voitures, toujours plus de bouchons, toujours plus de pollution. C’est un consternant retour en arrière que réclame celui qui fut l’adversaire le plus acharné de la piétonisation de la rue de la République. M. Foussier, toujours visionnaire, a, une fois de plus une locomotive (commerciale) de retard.

24 nov 2009

Pas de quartier pour les Carmes !!

Les plaisanteries vont bon train aux Carmes !

Réaction des habitants du quartier au refus du lobby commerçant des "Vitrines d'Orléans" de piétonniser la Rue des Carmes :

"Pas de quartier pour les Carmes !!
C'est en substance ce que l'on pouvait décrypter de
l'article du 16 novembre de la Rép.
Face à cette boucherie annoncée, j'ai naturellement demandé conseil à un professionnel
Sans vouloir trancher, je vous laisse apprécier sa réponse en image."

Boucherie aux carmes
100% boucherie, 100% français ! 

23 nov 2009

Les vitrines d'Orleans d'hier et d'aujourd'hui

Larep 16 nov 2009.
Mr Foussier est propriétaire du magasin de vêtements "Foussier", Rue Royale. Il est aussi ancien président de l'association "Vitrines d'Orléans". Il s'est battu becs et ongles contre la ligne 1 du Tram et contre la piétonnisation de la rue de la République, il y a ... 15 ans. Piétonnisation sensée faire couler les commerces de la rue de la République...
 

22 nov 2009

Aux Carmes, on ne ramasse plus les poubelles !

Voici la photo envoyée par l'un des commerçants de la rue des Carmes à Orléans

"voici  POUBELLES CARMES...
Tout le monde le sait mais personne ne fait rien....et oui on n'est pas rue Royale ou République..
Plus que ras-le-bol !!!!!!!!!!!!
Merci de faire passer à la presse en urgence"

Ruedescarmes.com, ce n'est pas la presse. Mais enfin, si les médias pouvaient relayer la détresse des gens qui ressentent un tel sentiment d'abandon...

Poubelles-carmes 

Visiblement, la municipalité a choisi le pourrissement du dossier et l'abandon des habitants.
 
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ruedescarmes.com sur facebook et ailleurs !

La parution des informations sur ce site se fait de manière très irrégulière, au rythme de l'actualité et des informations envoyées par les habitants.

Depuis sa création, en avril, ce site a été vu par 2 400 personnes. Certains lecteurs m'on fait savoir qu'ils l'appréciaient ce qui m'encourage à continuer à alimenter ce qui devient, au fil du temps, la mémoire d'un quartier en mutation.

Pour vous tenir informés des nouvelles parutions, plusieurs solutions :
- venir régulièrement  (par exemple en ajoutant ce site à vos favoris)
- suivre le flux rss du site
- s'abonner à la newsletter qui vous enverra par mail chaque nouvel article
- devenir fan de la page facebook de ruedescarmes.com qui publiera sur votre mur un lien vers les nouveaux articles

Merci en tout cas à vous, lecteurs qui venez régulièrement ici et merci pour vos encouragements qui sont ma plus grande récompense.

Pour publier ici des informations, contactez-moi : migteix@yahoo.com

Miguel Teixeira

25 oct 2009

Le projet Carmes commentées par un blog de... Rabat !

Voici un article repris du blog "Au pays du soleil couchant"

L’avenir de la rue des Carmes à Orléans ?

juin 10, 2009

Comment peut-on imaginer détruire une rue vieille d’au moins deux siècles sur la moitié de sa longueur, et ainsi de faire béer au milieu d’un tissu urbain chargé d’histoire une blessure qui ne se refermera pas ? Comment surtout peut-on l’imaginer quand, après avoir connu le quartier Bourgogne lorsqu’il était délaissé et stigmatisé, on le redécouvre aujourd’hui, se promenant sur ses places avenantes et à l’ombre des façades requalifiées de ses immeubles ?

Cette rue, une fois perdue, ne se retrouvera plus. On parle de mort, d’un événement définitif et irréversible. De la perte d’un patrimoine précieux. On ne reverra plus ses façades à pans de bois ; ses murs de pierre taillée disparaîtront, ses caves aux voûtes médiévales anéanties pour toujours…

Pour quel motif ? Quel projet ? Quelle ville ? Faut-il que les voitures aient la priorité sur tout, sur ce qui est le plus humain et le plus vénérable, quand elles sont de l’avis de tous une nuisance pour l’air, les oreilles, l’espace, quand tant de discours actuels pointent du doigt leur rôle dans la dégradation d’un environnement dont tous appellent de leurs vœux la restauration ?

Sacrifier à la voiture des immeubles du XVe siècle ? Qui peut décider d’effacer de la surface de la terre ces précieuses traces, ce ciment de l’histoire commune des Orléanais ? Leurs représentants élus.

Ne sont-ils donc pas aveugles ceux qui ne pressentent pas ce que pourrait devenir la rue des Carmes, si à l’instar du quartier Bourgogne, on lui redonnait le lustre qu’elle mérite, quel espace attractif, quelle jolie promenade, quel vivant centre de commerces, quelle fierté enfin pour la cité elle pourrait devenir ?

Soyons optimistes. Comptons sur la raison des responsables, leur mémoire de toutes les erreurs passées, leur volonté d’en tirer une leçon, pour qu’ils ne s’obstinent pas à tuer une histoire riche et authentique en faveur d’un présent superficiel et jetable, mais au contraire pour qu’ils restent les garants d’une mémoire collective et d’une beauté sacrée qui doivent être les appuis contre lesquels nous appréhenderons l’avenir.


Ce qui va peut-être être rasé, après mise en valeur

Ce qui va peut-être être rasé, après mise en valeur

23 oct 2009

Intervention de l'opposition au conseil municipal du 23 octobre

Concernant la délibération "n° 45 - Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisition foncière 25, rue de l’Ange."
"La nouvelle acquisition confirme ce que nous disons depuis le début : l'opération envisagée ne relève pas de la cosmétique urbaine (on fait reculer les façades de 4 mètres et on recolle des éléments architecturaux anciens pour que ça fasse joli). Il s'agit d'une véritable entreprise de mutilation du patrimoine urbain sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Ce sont en effet les 3 ilôts dans leur quasi totalité qui sont impactés et pas simplement les façades des 17 immeubles. Ici, pour mémoire, on se situe rue de l'ange, c'est àdire, très  très en retrait part rapport à la rue des Carmes.
 
Cette frénésie dans la destruction, que l'on a déjà vu à l'oeuvre rue des Halles avec le succès que l'on sait (mais rebouchez nous donc vos trous M. Carré!), contraste avec les pudeurs de jeune fille qu'a la majorité lorsqu'il s'agit de piétonniser la rue des Carmes : alors que tout le monde est officiellement d'accord, M. Grouard, M. Carré, M. Lemaignen, et une grande partie des habitants (quel rare consensus!!), on apprend que cette piétonisation est ajournée à l'amènagement du site de l'hopital Madeleine, c'està dire pas avant 2015-2016!!! En clair, cette piétonisation, M. Grouard, vous ne voulez pas qu'elle ait lieu pendant VOTRE mandat. Pourquoi? De quoi avez vous peur? Qu'attendez vous? La fin du réchauffement climatique?
 
Depuis des mois et des mois l'opposition porte cette proposition. Celle ci est à coût neutre pour la ville, si elle est mise en oeuvre dans le cadre l'amènagement du tramway. Vous savez très bien que l'a réalisation de la plate forme du tram est différente, selon qu'elle est faite dans une rue piétonne (où elle est en gros, d'un seul tenant) ou dans une rue circulée par les voitures (où des trottoirs doivent ête aménagés, ainsi qu'un emmarchement central). Si cette option pietonne est retenue dès aujourd'hui, alors que les marchés ne sont pas encore passés, la rue des Carmes bénéfiera d'un retraitement qualitatif remarquable, qui rendra l'espace public aux habitants. En tergiversant comme vous le faites, vous contraindrez vos successeurs qui feront la piétonnisation à défaire ce que vous avez mal fait. Alors que vous vous dites pourtant d'accord avec la piétonisation. Et que vous la réalisez ailleurs, rue Théophile Chollet par exemple, là où aucune logique ne l'impose...Où est la cohérence politique et financière de vos prises de position dans ce domaine?
 
Gouverner c'est prévoir. C'est à prévoir que vous appelle aujourd'hui l'opposition."

Pas de piétonnnisation avant 2014-2016 ?

Les élus de l'AgglO demandent le retrait du recours contre la 2° ligne de tram. La piétonnisation n'est pourtant pas envisagée avant 2014-2016.

Tram-ligne2


20 oct 2009

Pour que le tramway ne se fasse pas au détriment d'Orléans

Cléo - Traway à Orléans Lettre ouverte au Président de l'Agglomération d'Orléans

 

Monsieur le Président,

  

    Jeudi prochain doit avoir lieu un vote important du conseil d’agglomération relatif à la finalisation de la seconde ligne de tramway. Conformément aux préconisations de la récente enquête publique, les membres du conseil de communauté auront à se prononcer sur une modification de tracé portant sur la commune de Saint Jean de Braye et sur l’adoption du tracé dit « D2 ter », intégralement en site propre.

    Par ailleurs, vous vous êtes dit prêt à lancer très vite des études sur des extensions est et ouest de la ligne 2, en direction de Chécy et de la Chapelle Saint Mesmin et à participer à un groupe de travail pour étudier la complémentarité entre la ligne 2 du tram et la liaison ferroviaire Orléans et Châteauneuf.

    Partout dans l’agglomération, notamment grâce au travail des élus de gauche, le dossier du tram avance, et, sans être parfait, il a aujourd’hui meilleure allure que dans sa configuration initiale.

    Et à Orléans ? A Orléans, rien ne bouge. Le dossier est tout simplement verrouillé, mis sous cloche, non négociable. C’est pourtant là qu’il est le plus mal ficelé. Dans la ville centre, nous sommes en effet à la fois en cœur de réseau et dans la zone où la densité de population et de circulation est la plus élevée. Après le vote de la D2 ter, ce sera aussi la seule zone où la circulation du tramway ne se fera pas en site propre mais en concurrence avec les voitures faubourg Madeleine et rue des Carmes. Bien des incertitudes demeurent encore sur la gestion des flux de circulation en plusieurs endroits clefs de ce secteur. Rappelons brièvement ces différents problèmes :

-   1) faubourg Madeleine : aux heures de pointes, entre la circulation automobile, le stationnement, et les rames de tram, comment garantir vitesse, régularité et ponctualité aux usagers des transports publics ? Or, ces critères sont ceux qui rendent attractifs le tramway !

-   2) carrefour Jaurès : aux heures de pointe, là où les gens qui travaillent, les lycéens, les étudiants prennent en masse les transports en commun, mais où d’autres, tout aussi nombreux empruntent les mails avec leurs voitures, comment seront gérés ces conflits dans les flux de circulation ? Les feux du tram seront-ils prioritaires ? Comment éviter les bouchons ?

-   3) Rue des Carmes, le flou le plus total règne sur ce qui va être entrepris, les projets de l’agglO et de la ville d’Orléans n’étant guère compatibles l’un avec l’autre ;

-   4) Place de Gaulle, les risques de congestion du trafic sont importants, puisque cette zone cumule le double handicap de se trouver au débouché de la longue séquence de site partagé et d’être au croisement des deux lignes. Tout concourt à en faire un point de cristallisation de tous les dysfonctionnements de la ligne 2 liés à l’absence de site propre.

Cette question du site propre n’est donc pas un point technique secondaire. Il s’agit d’une condition cruciale pour le bon fonctionnement de la ligne. De nombreuses études estiment en effet qu’en dessous de 20km/heure de vitesse commerciale, un tramway n’offre pas une alternative pertinente à d’autres modes de déplacements urbains. Avec les deux points noirs que sont la traversée du faubourg Madeleine et celle de la rue des Carmes, la ligne 2 aura une vitesse commerciale établie à 16km/h seulement… Un avantage comparatif bien faible pour un tramway aussi cher !

    C’est pourquoi les conseillers municipaux d’Orléans du groupe socialistes, verts et apparentés, conscients de l’importance fondamentale des enjeux de cette seconde ligne de tramway, vous demandent de prendre très vite les mesures assurant la mise en site propre de ce cœur du réseau.

    Pour commencer, les élus de l’opposition proposent que soit acté le principe d’une piétonisation de la rue des Carmes en lien avec le passage du tramway. Actuellement, et de façon totalement irrationnelle, l’aménagement de cette rue fait l’objet de deux projets concurrents entre la ville et l’agglO. Côté ville, un élargissement coûteux et inutile de la voie est prévu, afin de favoriser le passage des voitures, en plus du tramway. Côté agglo, conformément à la lettre et à l’esprit de la déclaration d’utilité publique, aucun élargissement n’est programmé, mais un partage du site entre tramway et voitures sur la partie étroite de la rue. Une belle pagaille en perspective !

    La piétonisation de cette rue permettrait donc de dépasser une partie des contradictions politiques qui se sont faites jour entre deux collectivités pourtant sensées travailler main dans la main.

Pour être efficace, cette piétonisation doit être décidée maintenant, et non repoussée aux calendes grecques. Plusieurs raisons militent pour cet engagement rapide.

Une raison politique d’abord: les habitants y sont prêts et réclament haut et fort cette piétonisation. Celle-ci constituerait donc une décision populaire, cohérente avec les objectifs de développement durable que la ville d’Orléans prétend vouloir poursuivre.

Une raison technique ensuite : cette piétonisation doit être pensée en cohérence avec le passage du tramway, et non déconnectée de sa mise en œuvre. La construction de la ligne 2 induira en effet des modifications substantielles de la circulation automobile qui constituent une excellente opportunité pour mettre en œuvre une telle piétonisation. En outre, l’aménagement de la plate forme du tramway n’est pas le même selon qu’il y ait ou non piétonisation. Dans le premier cas, la plateforme est d’un seul tenant, sans trottoir. Dans l’autre cas, un emmarchement doit être prévu pour distinguer la partie piétonnière et l’espace dévolu aux circulations automobiles ; un trottoir central est également adjoint pour empêcher les voitures de doubler le tramway sur la gauche et éviter un choc frontal avec une rame arrivant en contresens.

Une raison financière enfin : la solution de la piétonisation (si elle est réalisée sans élargissement) est la moins coûteuse en termes d’aménagement. Or, lorsqu’on décide d’engager plus de 300 millions d’Euros pour réaliser la deuxième ligne, il peut sembler opportun de saisir la moindre des propositions d’économie ! Par ailleurs, personne ne comprendrait, que pour un tel montant, on ne fasse pas tout pour garantir l’apport qualitatif et quantitatif du nouveau mode de transport. Le site propre et la priorité aux carrefours font partie de ces critères d’efficacité fonctionnelle, non négociables !

    La mise en circulation piétonne, décidée par la ville d’Orléans et actée par l’agglO, constituerait une avancée qualitative considérable pour la seconde ligne de tramway, en levant tout de suite, sans coût supplémentaire induit, l’un des points noirs du tracé actuel.

Dans un second temps, des études pourraient être lancées pour aboutir à un site propre intégral incluant également le secteur du faubourg Madeleine, tout aussi essentiel pour le bon fonctionnement de CLEO.

    Ce sont ces propositions que nous portons, en élus responsables, parce qu’elles sont au service de l’intérêt général. Nous souhaitons nous en entretenir avec vous, dans l’espoir de parvenir rapidement à un accord.

    Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre considération la meilleure.

 

Corinne Leveleux-Teixeira, Michel Brard, Baptiste Chapuis, Jean-Philippe Grand, Ghislaine Kounowski, Carole Miko, Marie-Thérèse Noël, Elsa Pelloie, Avelino Valle.

15 oct 2009

Playmobil protest

Si même les playmobils s'en mèlent...

Playmobile


"La Rue des Carmes tu ne démoliras pas"

13 oct 2009

Tramaturgie : les projets de tramway à Orléans


Voici une analyse envoyée par un habitant du quartier Carmes

Voici pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de se rendre sur la Place de Gaulle pour une présentation de Cléo sous igloo, une vidéo qui vous présentera la simulation de la seconde ligne de tram Cléo.

J'ai, pour ma part, réalisé quelques captures, plus particulièrement de la partie Croix-Morin / Carmes et j'en ai fait la lecture suivante :




Image 9 La voiture grise sur la droite, vient d'être doublée par le tram sur la gauche alors qu'elle est en droit de s'engager sur la voie du tramway puisque le site est, à partir de ce moment là, en mixte partagé voiture / tram.

Cette option est dangereuse et occasionnera des ralentissements pour le tramway en raison des encombrements de voitures aux heures de pointe.

Image 8 Cette voiture vient de couper, sans aucune autre signalisation, les voies de tramway pour rejoindre la rue Porte St Jean.

Là encore c'est dangereux, surtout que ici, place Croix Morin (on remarquera que la croix a été redescendue au centre de la place pour faire plaisir à l'Architecte des Bâtiments de France, mais soyons sûrs que cela ne l'attendrira pas pour laisser élargir la rue des Carmes!)
la place doit être piétonnière (s'il y a un piéton, la voiture s'arrête et la tramway rentre dedans) avec les passages de voitures en plein milieu !! Gare à vos fesses.

Image 10 Ici on est au niveau de la boutique "Suite Numéro 3", dont nous saluons la présence et la qualité de ce qui y est proposé, au débouché de la rue des Carmes vers la place de Gaulle, sur le trottoir sud.

Et là, contre toute attente, alors que nous sommes dans la partie élargie, à l'image de ce que la mairie veut faire de la partie étroite, l'espace est piétonnier, sans voitures alors qu'il est roulant avec voitures dans la partie la plus étroite, c'est du grand n'importe quoi !!

Image 11Le débouché de la rue des Carmes, la place de Gaulle piétonnière, le maire s'interroge encore sur quoi la rue des Carmes piétonnière pourrait déboucher, ben..... sur une place piétonnière !!!

Image 12Je vous laisse observer sur la droite un arbre du début du quaternaire, de plus de 40 m de haut, qui sera planté dans les prochains jours !!

La ville d'Orléans a les moyens et rien ne l'arrêtera pour nous faire rêver !

 

 

Plus sérieusement et en noir et blanc, un extrait de la République du Centre du 29 septembre qui faisait remarquer que l'étude d'une voie unique alternée rue des Carmes (qui éviterait voitures partageant la voie de tramway, avec seulement 2m de trottoirs serait la bienvenue) doit rester au centre de la problématique du collectif tramway qui n'a de cesse de défendre l'efficacité d'un tramway en site propre.

Tram-larep1


 

***

Pour publier vos textes sur ruedescarmes.com, envoyez un mail à migteix@yahoo.com
 

 

30 sep 2009

Déclaration de Frédéric Mitterand au sujet des conflits "maires contre ABF"

Discours de Frédéric Mitterand pour l’installation de la Commission de réflexion, de concertation et de proposition relative aux Zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP)*** 28 septembre 2009

Messieurs les sénateurs, Messieurs les députés,
Madame l’adjointe au Maire,
Mesdames, Messieurs,

 Depuis quelques mois et même davantage, l'avis conforme de l'architecte des bâtiments de France (ABF) dans les Zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) a fait l'objet de controverses récurrentes et passionnées.

 On reproche parfois à ces fonctionnaires de mon ministère de pratiquer une sorte de « coup d’Etat permanent », si je puis dire. On leur fait grief d'exercer, seuls, un pouvoir personnel, souvent mal compris, mal perçu. Les conditions de recours face à leurs avis sont souvent ressenties comme lentes et compliquées.

 Les exigences de conservation et de valorisation du patrimoine paraissent entrer en contradiction avec le développement économique. Certains y voient une entrave à l’économie du tourisme, d’autres un obstacle à l’exigence de développement durable, etc.
 Ce sont toutes ces raisons, exprimées de longue date et qui n’avaient peut être pas donné lieu à un dialogue suffisamment nourri entre le Gouvernement et les assemblées parlementaires, qu’est intervenue la suppression de l’avis conforme de l’Architecte des Bâtiments de France en ZPPAUP par la toute récente loi du 3 août 2009, dans son article 9.

 Force est toutefois de constater que le débat reste vif puisque le Sénat, le 18 septembre dernier, a rétabli l’avis conforme en adoptant un amendement en ce sens au projet de loi Grenelle II

 A mon sens, ces allers-retours et ces tiraillements, sont moins l’expression de divergences politiques ou politiciennes entre les deux chambres, que la manifestation de deux exigences simultanées qu’il est de notre devoir de concilier :
o 1) d’une part, les malentendus et l’insuffisance du dialogue dont je viens de faire état vis-à-vis de l’avis conforme ;
o 2) de l’autre, l’attachement passionné des Français à notre patrimoine, que révèle, par exemple, le succès constant des Journées européennes du Patrimoine. Or, toutes choses égales par ailleurs, chacun sait le rôle que l’avis conforme a pu jouer, depuis un quart de siècle, dans la conservation et la valorisation de notre patrimoine.

  Aussi, le débat me semble plutôt porter, dans le fond, sur les modalités d’intervention des ABF que sur le principe même de cette intervention.

 Je voudrais affirmer que les exigences légitimes d’efficacité économique, touristique en particulier mais pas seulement, et de développement durable d’un côté, de patrimoine de l’autre, n’entrent pas nécessairement en contradiction, bien heureusement, et je pense que tout le monde en est convaincu.

 Le patrimoine et la création, se rangent parmi nos grands atouts pour l'attractivité de notre territoire : ils contribuent au développement économique des régions et des départements, tout en satisfaisant aux objectifs du développement durable. « Durables » est d’ailleurs un terme qui leur correspond bien. « j’ai construit », disait le poète latin Horace, « un monument plus durable / plus pérenne que l’airain ».

 C’est pourquoi je tiens à redire mon soutien à mes équipes sur le terrain. La mise en valeur du patrimoine et l'ambition architecturale comptent parmi les grandes missions de mon Ministère.

 Il est important de rappeler que le dispositif des ZPPAUP repose sur un pacte fondateur original entre la commune et l’Etat. L’initiative de la création des ZPPAUP vient des communes, qui délibèrent sur leur principe et sur leur périmètre. Les services de l’Etat (notamment les ABF) contribuent à la rédaction de leur règlement, qui est soumis à l’accord du préfet.

 Il y a actuellement environ 650 ZPPAUP créées et 200 en cours de création, à l’initiative, je le rappelle, des communes.

 Cet outil de protection – et je voudrais, si vous en êtes d'accord, qu'ensemble ici, tout de suite, nous cessions de parler de protection et que nous adoptions le terme de VALORISATION – donc, cet outil de valorisation du patrimoine et d’aménagement urbain imaginé en 1983, sous l'inspiration d'Yves DAUGE, ici présent, est maintenant bien connu sur l'ensemble du territoire.

 Pour autant, nous ne serons pas les tenants d’une position défensive ou d’un quelconque statu quo. Ce que nous devons aujourd'hui reconsidérer ensemble, ce sont les modalités de modernisation de la mise en œuvre de ce pacte, afin d’en garantir la nouvelle légitimité. Il nous faut, tous ensemble, les adapter aux évolutions et aux besoins de la collectivité et surtout les partager pour la bonne compréhension et l'adhésion des citoyens à nos objectifs de qualité.

 C’est la raison pour laquelle j'ai souhaité que cette commission soit mise en place et que sa composition soit représentative des différents acteurs qui interviennent sur nos territoires et sur le terrain : nos parlementaires, nos élus locaux, les grandes associations du patrimoine, l’association nationale des ABF, ou encore d'architectes libéraux, afin que notre architecture non seulement passée, mais aussi actuelle et à venir soit bien prise en compte et mise en lumière. Des représentants du ministère de l’écologie enfin, puisque ce dossier est largement interministériel et que les lois Grenelle I et Grenelle II fournissent le cadre du présent débat.

 Nous sommes réunis ici pour lancer une réflexion ouverte et sereine sur l'ensemble du dispositif des ZPPAUP : une réflexion qui pourra aller jusqu’à la modification de l’onomastique pleine de poésie de cet acronyme engageant !

 Nous tirerons un enseignement des bonnes et mauvaises pratiques que vous avez pu constater, tant de la part des Services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP) que des responsables de l'urbanisme des collectivités.

 Je suis convaincu que c’est n’est que tous ensemble autour de la table que nous trouverons des solutions qui permettront de donner une nouvelle dynamique à ce partenariat original entre l'État et les communes.

 Nous avons, vous le savez, un temps assez court pour mener cette réflexion : les propositions de notre commission devront être prêtes pour être discutées en commission à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire pour la mi-novembre.

 J'ai chargé Thierry TUOT, Conseiller d'Etat, d'être le rapporteur général de nos travaux, dont le secrétariat sera assuré par la direction de l'architecture et du patrimoine.

 Je vous remercie de votre attention et du travail partagé, d’intérêt plus que général, que vous mènerez au sein de cette commission.

29 sep 2009

Commision pour rénover les relations entre l'état et les collectivités en ZPPAUP

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication,installe ce lundi 28 septembre une commission dont les propositions doivent permettre de rénover les relations entre l'État et les collectivités territoriales dans les zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP).

Frédéric Mitterrand, conscient de la nécessité d’adapter la réglementation et la répartition des rôles respectifs de l’État et des collectivités territoriales aux enjeux les plus contemporains de la protection et de la mise en valeur du patrimoine et des territoires, a chargé Thierry Tuot, conseiller d’État, d’être le rapporteur de la commission qui servira de cadre aux échanges entre toutes les parties prenantes.

Présidée par le Ministre, cette commission sera également composée :
- de trois députés ;
- de trois sénateurs ;
- d’un représentant de l’Association des maires de France ;
- d’un représentant de l’Association des maires grandes villes de France ;
- de représentants des associations de défense du patrimoine ;
- d’un représentant de l'Association nationale des architectes des Bâtiments de France ;
- d’un représentant du Conseil national de l'ordre des architectes ;
- de deux architectes conseils ;
- d’un représentant du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer
- de représentants du ministère de la Culture et de la Communication.

La commission mènera une réflexion globale sur les objectifs qui doivent être assignés aux ZPPAUP pour en faire des outils de valorisation plus efficaces du patrimoine et des territoires, grâce à une collaboration plus étroite et plus équilibrée entre l'État et les acteurs locaux. Les propositions qu’elle formulera permettront de s’engager dans une nouvelle dynamique partagée de la politique de l'architecture et du patrimoine dans ces zones.

Le ministre souhaite que la commission rende ses conclusions au milieu du mois de novembre prochain, afin que les préconisations qu’elle formulera puissent être prises en compte, s’il y a lieu, dans le cadre du processus d’adoption du projet de loi portant engagement national pour l’environnement, dit « Grenelle II ».

Voici les membres de la commission

Président
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication

Rapporteur général
Thierry Tuot, Conseiller d'État

Dominique Braye, Sénateur des Yvelines
Yves Dauge, Sénateur d'Indre-et-Loire
Ambroise Dupont, Sénateur du Calvados

Gilles d'Ettore, Député de l'Hérault
Serge Grouard, Député du Loiret
Michel Piron, Député du Maine-et-Loire

Le président de l'Association des maires de France
Le président de l'Association des maires des grandes villes de France
Le président du Conseil national de l'Ordre des architectes
Paule Albrecht, présidente de la Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France (SPPEF)
Philippe Toussaint, président des Vieilles Maisons Françaises (VMF)
Frédéric Auclair, président de l'association nationale des architectes des bâtiments de France (ANABF)
Marie-Hélène Badia, architecte-conseil auprès du ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer
Nicole Roux-Loupiac, architecte-conseil auprès du ministère de la Culture et de la Communication
Le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature, du ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer
Le directeur de l'architecture et du patrimoine, ministère de la Culture et de la Communication

Cette commission ressemble fort bien à une tentative de déminer les relations entre les maires et les ABF dans les dossiers comme la Rue des Carmes.

Serge Grouard et Olivier Carré qui ont été très actifs pour supprimer l'avis des ABF vont-ils attendre la Loi Grenelle II qui devrait apaiser les rapports avant de demander la démolition des immeubles concernés ou vont-ils passer en force ? 

On note que Serge Grouard s'est judicieusement positionné sur cette commission. Si cela lui donne un certain pouvoir sur les décisions (sur le sujet où on ne l'attendait pas vraiment), cela l'engage aussi à ne pas fausser le jeux démocratique en prenant une décision hative qui fausserait le travail de concertation du ministère....

19 sep 2009

Nuit agitée pour les défenseurs du patrimoine

La tribune de l'Art

  Chaque année, Les journées juridiques du patrimoine organisent un colloque réunissant les principales associations de défense du patrimoine et permettant un dialogue constructif avec l'administration et les élus autour de dossiers en rapport avec l'actualité.

   La douzième édition, qui se déroulait aujourd'hui 17 septembre, était largement consacrée au sort des Architectes des Bâtiments de France (ABF) et plus particulièrement à la suppression de leur avis conforme dans les Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP). Après un vote surprise lors du Grenelle I de l'environnement, le Grenelle II se penchait à nouveau sur cette question brûlante. L'article en cause était en effet examiné ce jour même au Sénat, avant de revenir devant la Chambre des Députés puis de faire l'objet d'un vote en commission mixte paritaire (qui réunit sept sénateurs et sept députés chargés de voter un texte de synthèse définitif).

   Le sénateur Yves Dauge, dans un plaidoyer particulièrement intense et passionné, a vigoureusement défendu les ZPPAUP et leur règlementation, dont l'avis conforme de l'ABF est un élément majeur, soulignant que les maires y étaient largement favorables. Il s'est dit « extrêmement choqué » par la manière dont, lors de la discussion du Grenelle I, le député-maire de Provins, Christian Jacob, avait manœuvré pour obtenir sa suppression, à une voix de majorité, lors de la Commission Mixte Paritaire. Yves Dauge a ajouté que des intérêts particuliers avait ici prévalu, puisqu'il s'agissait de permettre la construction d'un pavillon sous les remparts de Provins classés au patrimoine mondial. Ce point, connu de ceux qui se sont penchés sur ce dossier, n'avait jamais été aussi clairement dénoncé.

   Plusieurs parlementaires sont également intervenus. Le sénateur Philippe Richert, lui aussi farouche défenseur du patrimoine, a parlé dans le même sens qu'Yves Dauge. L'après-midi, trois autres sénateurs et une députée, ont laissé entrevoir qu'une issue heureuse était possible. Le premier, Dominique Braye, pourtant à l'origine plutôt favorable à la suppression, a affirmé que la commission des affaires économiques préconiserait le retour à l'avis conforme. Dominique de Legge et Ambroise Dupont, respectivement rapporteurs de la commission des lois et de celle des affaires culturelles, ont abondé dans le même sens. Tous trois ont souligné que le débat se porterait plutôt sur les modalités de recours (préfet de département ou de région, consultation ou non de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites...).
   La députée était Laure de la Raudière, qui avait été présentée par erreur comme l'auteur de l'amendement lors du vote du plan de relance, n'était en réalité que rapporteur de la loi. Peu au fait du rôle des ABF, elle a avoué qu'à l'époque elle ne pensait pas que celà provoquerait autant de remous. Elle non plus ne s'opposera pas au retour de l'avis conforme. De ces différentes interventions, on peut conclure que le Sénat votera cette mesure de bon sens, mais que rien n'était encore acquis du côté de l'Assemblée où Christian Jacob est particulièrement actif et influent (il préside la délégation à l'aménagement et au développement durable). Tout se jouera probablement en commission mixte paritaire.

   On se rappelle l'attitude de Christine Albanel, alors ministre de la Culture, qui s'était contentée en janvier 2009, lors de la première attaque contre l'avis conforme des ABF, de « prendre acte [de ce] vote par le Parlement » et d'affirmer contre toute évidence que cette mesure correspondait à « la volonté de moderniser les procédures ». Frédéric Mitterrand a souhaité au contraire prendre en charge ce dossier de manière un peu plus constructive en mettant en place une commission chargée de faire rapidement des propositions avant le vote de l'Assemblée Nationale. Comme l'a dit Alain de la Bretesche, président des Journées Juridiques du Patrimoine, « Il y a enfin un ministre de la Culture »... Même Michel Clément, l'inamovible directeur du patrimoine, a, lors de ce colloque, fait part sans ambiguïté de son souhait que l'avis conforme soit rétabli et de son soutien aux ABF. Mieux vaut tard que jamais.

   Michel Clément a par ailleurs affirmé que la mobilité des ABF était une nécessité, comme pour tout fonctionnaire, avançant que « six à sept ans » était un temps raisonnable pour un poste. On l'approuve, là encore ; le directeur du patrimoine occupe cette fonction depuis le 8 janvier 2003...

http://www.latribunedelart.com
Didier Rykner
(mis en ligne le 17 septembre 2009)

P.S. Au moment où nous publions cet article (dans la nuit du 17 au 18 septembre, à 0 h 50), le vote au Sénat de l'article 14 (celui concernant l'avis conforme) a été repoussé afin de permettre la rédaction d'un texte unique et simple prenant en compte tous les amendements proposés et d'aboutir à une position unanime. Le contenu des débats montre clairement que cet avis va être rétabli. Cependant, Dominique Braye a répété ce qu'il avait dit dans la journée, à savoir que ce vote ne traduirait qu'une position temporaire qui serait modifiée par les conclusions de la commission mise en place par le ministre puis par la commission mixte paritaire.

P.S. 2 (1 h 28) Le Sénat a voté le rétablissement de l'avis conforme ; le recours sera fait auprès du préfet de région, celui-ci aura deux mois pour répondre, s'il ne répond pas le recours sera réputé adopté... Le Commission Régionale du Patrimoine et des Sites ne sera pas consultée sur le recours (ce point, espérons-le, sera modifié lors de l'adoption définitive car cela rentre bien dans son rôle).

P.S. 3 (1 h 46) On peut s'interroger sur la portrée de deux autres amendements votés ensuite qui concernent cette fois les champs de protection des immeubles classés et les secteurs sauvegardés. Ils simplifient le recours contre la décision de l'ABF selon des modalités identiques aux ZPPAUP, en conservant cependant la consultation de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites. Le pouvoir d'évocation du ministre est supprimé dans ces deux cas, le Sénat estimant que si le ministre s'oppose au recours il peut intervenir directement auprès du préfet...

18 sep 2009

Amendement anti-ABF : Serge Grouard n'est pas content

Dans ce sujet de France 3 du 17 septembre 2009, Serge Grouard se dit blessé par les propos de l'ancien ministre de la culture qui dénonce son action dans l'affaire de l'amendement anti-ABF.

Dans la République du Centre du lendemain, Serge Grouard conseillera au ministre qui a mis en place les ZPPAUP de réviser ses dossiers. Etonnant. A un problème politique, Serge Grouard répond donc par une attaque personnelle.

Dans cet interview, on notera que Serge Grouard dit faire partie des "nombreux députés qui ont voté l'amendement". Il oublie son rôle actif dans la comission mixte paritaire du 22 juillet qui par définition ne regroupe qu'une poignée de parlementaires. Nous nous en sommes faits l'echo.

Serge Grouard se fache mais ne dit pas tout. Dommage. 

17 sep 2009

Jack Lang dénonce le «funeste projet» de Serge Grouard

Libéorléans a sorti l'info en même temps que Circé, blogueuse orléanaise.
 
A écouter vers la 9° minute de cet interview de Jack Lang
"J’aurais aimé qu’au mois de juillet (...) le parti socialiste se dresse contre cette loi infâme qui a été adoptée à l’initiative de deux députés-maires, je les cite, le maire de Provins et le maire d’Orléans qui pour protéger leurs projets funestes dans leurs villes ont fait supprimer dans une loi sur l’environnement (...) l’avis conforme de l’architecte des bâtiments de France sur les 300 zones de protection urbaine que j’avais créé moi-même en 83"
La mobilisation des élus d'opposition et des militants Orléanais aura semble-t-il attiré l'attention de l'ancien ministre de la culture sur les intentions des parlementaires qui ont poussé l'amendement anti-ABF.
 
24 heures plus tard, plusieurs articles étaient écrits sur les blogs d'Orléans, l'affaire faisait une pleine page sur La république du Centre, un long sujet sur France Bleu et un autre au 19/20 sur France 3.
 
De leur côté, les sénateurs faisaient voter (à l'unanimité moins une voix) un amendement visant à rétablir l'avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France.
 

09 sep 2009

Les riverains ne veulent pas de parking relai sous la trémie Jaures - Lettre ouverte de l'ADAQOO

Trémie Jaures Orléans Voici une lettre ouverte de l'association du quartier Madeleine à Serge Grouard, Maire d'Orléans au sujet de la trémie Jaures (en marge du quartier Carmes)

J-Luc Mirloup, président de l’ADAQOO,
(Association de Défense et d’Aménagement du Quartier Ouest d’Orléans) 

     à Monsieur le Maire d’Orléans,

  

    Le Conseil d’Administration de notre association vient de prendre connaissance de l’ordre du jour  de la prochaine séance du Conseil Municipal, ce vendredi 11 septembre 2009.

Il constate qu’un vote y est prévu en vue d’ « approuver un marché relatif à la maîtrise d’œuvre de requalification des mails – 1ère phase – pour la mise à niveau des carrefours Madeleine et Saint Jean ».

 

Dans les faits, sont prévus la démolition de l’autopont surmontant le carrefour Saint Jean ainsi que la disparition de la trémie Jaurès, remplacée par un parking souterrain de 400 places, et le report des circulations en surface.

 

Le titulaire retenu sera rémunéré 1 100 320 €. Cette 1 ère phase de travaux coûtera environ 20 000 000 €.

 

    Si notre association approuve pleinement  l’orientation consistant à requalifier les mails en vue d’en gommer les aspects disgracieux et déshumanisants,( ce qui peut se faire de diverses manières), elle désapprouve la création de ce qui sera un « parking-relais » beaucoup trop proche du centre ville, d’une part parce que la place d’un vrai parc-relais est à proximité du pont de l’Europe et non pas dans le centre, et d’autre part parce que la suppression de toute possibilité de passage inférieur et le report des circulations en surface risquent de se faire au détriment des riverains, la circulation de l’ex RN20 ne semblant pas près de baisser, en l’absence d’un report des trafics nord-sud sur l’autoroute : le bruit et les nuisances pour les riverains  risquent  bien de ne pas baisser !

 

D’autre part, il n’apparaît pas qu’il y ait urgence à décider, la priorité actuelle étant de tout faire pour que la 2ème ligne soit une réussite (implantation et fonctionnement).

 

Les risques encourus après réalisation du projet faisant l’objet du vote de vendredi ( encombrements aux carrefours traversés par l’axe de transit des mails et la N 20, répercussions sur les flux des artères de tout l’ouest orléanais, nouvelles nuisances atmosphériques et sonores…) nous incitent à vous demander instamment de reporter ce vote à une date ultérieure.

 

L’ADAQOO a demandé, à plusieurs reprises

-   des réunions apportant à la population des informations précises sur les nouveaux dispositifs de circulation envisagés

-   la tenue d’ateliers de réflexion impliquant les citoyens et permettant d’étudier toutes les propositions

alternatives.

 

Si le vote est maintenu vendredi, ni le Forum Citoyen, ni les Conseils Consultatifs des Quartiers les plus concernés (Madeleine, Carmes, Dunois) n’auront été appelés à réfléchir préalablement sur le sujet.

 

Au demeurant, les aménagements d’ampleur projetés semblent dépasser le cadre d’une simple ZAC.

Quelle que soit la classification de cette voie, elle est empruntée par des usagers de tous ordres, de Fleury à Olivet.

 

Il nous semble qu’il est  temps de laisser place à l’expression citoyenne.

 

Les règles qui régissent la démocratie participative, les consultations précédant tout projet d’envergure, sont maintenant incluses dans des lois. Bien que nous n’ayons pas, à ce jour, l’intention d’acter en justice, nous ne souhaiterions pas y être contraints.

Il nous semble, qu’entre hommes de bonne volonté, la sagesse impose d’abord un dialogue franc et serein.

 

Vu la situation d’urgence provoquée par l’imminence du vote, nous nous voyons, avec regret, dans l’obligation de rendre public le contenu de cette lettre.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

 

J-Luc Mirloup

Conseil municipal de septembre 2009 : Olivier Carré toujours à la manoeuvre

Extraites de l'ordre du jour du conseil municipal d'orléans, voici les décisions qui seront votées le 11 septembre à partir de 18h à la mairie centrale.

M. CARRE    n° 19  -   Z.A.C. Carmes-Madeleine. Désignation de l’aménageur. Election des membres composant la commission chargée d’examiner les candidatures.

M. CARRE    n° 22  -   Z.A.C. Carmes-Madeleine. Acquisitions foncières dans un immeuble en copropriété 73, rue des Carmes.

Le conseil municipal devrait aussi voter une rallonge budgétaire de 500 000€ annuels pour l'entreprise "l'Entente Orléanaise", portant la subvention à 1 250 000€ (elle était de 750 000€ en 2008). En revanche, aucune rallonge pour le cinéma d'Art et d"'Essai des Carmes n'est à l'ordre du jour. 

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